Ancien Premier ministre sous le régime d’Ali Bongo, Alain-Claude Bilie-By-Nze se positionne désormais comme le candidat du changement. Ce mercredi 26 mars 2025, il a dévoilé son programme présidentiel, le « Contrat National de Rupture », promettant des réformes profondes à mettre en œuvre dès les 100 premiers jours de son mandat, si les résultats du 12 avril lui sont favorables.
Se présentant comme l’architecte d’une nouvelle ère politique, Bilie-By-Nze a détaillé un ensemble de mesures qu’il qualifie de ruptures décisives. Parmi elles, des réformes économiques ambitieuses, un plan pour réduire le chômage des jeunes, et des engagements sociaux tels que la gratuité des soins de santé et l’égalité salariale. Il propose également la création d’une Commission Vérité-Justice et Réconciliation pour apaiser les tensions héritées des crises post-électorales.
Cependant, cette posture de réformateur soulève des interrogations. Comment un homme ayant été une figure clé du régime Bongo peut-il incarner une véritable rupture ? Ses détracteurs pointent du doigt son passé politique, marqué par des années passées au cœur du pouvoir, et s’interrogent sur la crédibilité de ses promesses.
Si le « Contrat National de Rupture » ambitionne de répondre aux attentes d’un peuple en quête de renouveau, il reste à voir si ces engagements pourront se traduire en actions concrètes. Pour l’heure, Alain-Claude Bilie-By-Nze joue une carte audacieuse : celle de convaincre les Gabonais qu’il est l’homme du changement, malgré un héritage politique qui pourrait freiner son élan.
Grâce à son talent oratoire, le candidat pourrait séduire bien des sceptiques. Une arme redoutable qu’il manie avec une maîtrise qui a toujours fait sa force dans ce domaine. La periode de campagne nous réservera bien des surprises…


























