Le 28 mars 2025, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, Secrétaire Général du Parti Démocratique Gabonais (PDG), a pris la parole pour dénoncer avec vigueur une tentative de ralliement illégitime de son parti au président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon lui, cette manœuvre est orchestrée par des factions dissidentes qui cherchent à manipuler l’opinion publique en usurpant l’identité du PDG.
S’exprimant avec fermeté, il a déclaré : « Cette mascarade ne saurait tromper personne. Le PDG n’a jamais envisagé de soutenir un pouvoir qui a lui-même détruit ses structures et accusé ses dirigeants de corruption. » Pour lui, il est inconcevable qu’un parti historique, qui a structuré la vie politique gabonaise depuis des décennies, puisse se laisser instrumentaliser de la sorte.
Onanga Y’Obegue critique l’absence d’une vision claire du président de la transition, affirmant que « son bilan repose sur des actions inachevées maquillées en succès » et qu’un véritable projet présidentiel ne peut se limiter à des annonces opportunistes. Il accuse la faction dissidente du PDG d’agir uniquement par intérêt personnel, sans adhésion à une quelconque ligne politique cohérente.
Il rappelle que le PDG, bien que fragilisé par le coup d’État du 30 août 2023, a choisi une voie responsable en « refusant de présenter un candidat à la présidentielle de 2025 afin de privilégier sa reconstruction ». Dès lors, il affirme sans équivoque que « le PDG ne soutiendra aucun candidat, quelle que soit la pression exercée sur lui ».
Toutefois, il dénonce l’attitude de certains cadres du parti qui, sous couvert d’un réseau interne, participent à la campagne du président de la transition. Pour lui, cela relève d’une incohérence politique majeure : « Comment peut-on justifier un coup d’État contre le PDG et, en même temps, solliciter son soutien pour une élection ? » Il fustige cette tentative de manipulation, la qualifiant d’absurde et de contraire aux principes du parti.
Ali Akbar Onanga Y’Obegue fait également un parallèle avec l’hymne national gabonais pour illustrer « la perfidie et la duplicité du pouvoir actuel », qui avait promis une transition inclusive et des élections transparentes, mais qui, en réalité, cherche à se maintenir en place par des moyens détournés. Il accuse Brice Clotaire Oligui Nguema de détourner l’esprit même du retour à un régime civil pour en faire un simple outil de consolidation de son pouvoir.

Il met en garde contre les risques encourus par les partis historiques qui cèdent à des alliances opportunistes. Selon lui, « l’histoire a montré que ces partis finissent marginalisés ou dissous après avoir servi d’outil électoral« . Il appelle les militants à rejeter cette manipulation et à préserver l’intégrité du PDG.
Enfin, il lance un avertissement aux cadres impliqués dans cette manœuvre politique : « Ceux qui ont rejoint le ‘Rassemblement des Bâtisseurs’ ont franchi une ligne rouge et doivent en tirer les conséquences ». Rappelant que les statuts du PDG interdisent toute double appartenance politique, il insiste sur le fait que « ces individus ne peuvent plus parler au nom du parti ».
Ali Akbar Onanga Y’Obegue conclut en appelant les militants à rester fidèles aux idéaux du PDG et à ne pas céder aux promesses fallacieuses d’un pouvoir en quête de légitimité. « L’avenir du PDG ne se jouera pas dans des compromis douteux, mais dans la fidélité à son histoire et à ses principes », martèle-t-il.








































