Ce jeudi 6 mars 2025, lors d’une conférence de presse tenue à Owendo, l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a lancé un vibrant appel au Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema. Fidèle à son engagement en faveur du « vivre-ensemble », l’UDIS exhorte le chef de l’État Oligui Nguema à mettre un terme à l’exil forcé du président, Hervé Patrick Opiangah, dont l’absence plonge dans la précarité près de 7000 compatriotes privés d’emploi.
Un exil jugé arbitraire et une justice aux ordres
Dans une déclaration sans équivoque, Edmond Epoma Ngadi, porte-parole de l’UDIS, a dénoncé une « affaire politico-judiciaire montée de toutes pièces » pour nuire à un homme dont le seul tort serait d’avoir eu des opinions divergentes. Selon lui, « la justice ne peut être instrumentalisée pour régler des comptes politiques ». L’UDIS dénonce ainsi une procédure entachée de vices manifestes, notamment une plainte antidatée et une instrumentalisation du ministère public.
« L’affaire Opiangah n’est rien d’autre qu’une injustice flagrante, un déni du droit et une atteinte à la dignité humaine », a-t-il martelé. Il rappelle que même la fille d’Opiangah, Elisabeth Opiangah, supposée victime, a elle-même intenté une plainte pour diffamation, remettant en cause le fondement même des accusations.
Un appel à la cohérence et au respect des engagements
S’adressant directement au Chef de l’État, l’UDIS met en parallèle ses discours et les actes concrets : « Le vivre-ensemble n’est pas une option, c’est notre destin commun », avait affirmé le Président Brice Oligui Nguema lors de son intervention devant les leaders religieux. Pourtant, s’indigne le parti, « comment parler de cohésion nationale lorsque des citoyens sont arbitrairement exclus ? ».

L’UDIS s’appuie également sur les principes religieux et philosophiques évoqués par le Chef de l’État, rappelant que « la dignité humaine, valeur cardinale de notre transition, n’est pas négociable ». Pourtant, constate-t-il, le cas Opiangah démontre que ces principes ne sont pas appliqués de manière équitable.
Un test pour les autorités gabonaises
Pour l’UDIS, cette affaire est révélatrice de la volonté politique des dirigeants actuels : « Un non-lieu doit être prononcé et notre leader doit rentrer en toute sécurité », exige Edmond Epoma Ngadi. Il en appelle à la responsabilité historique du pouvoir en place et à son devoir d’œuvrer pour une transition réellement démocratique et inclusive.
Enfin, l’UDIS met en garde contre les conséquences d’une telle injustice : « 7000 familles gabonaises sont aujourd’hui livrées à la précarité. Quelle réponse leur donne-t-on ? » Le parti avertit qu’il usera de tous les recours juridiques, nationaux et internationaux, pour faire valoir les droits de son leader et de ses compatriotes lésés.
Dans une dernière interpellation au Chef de l’État, le porte-parole de l’UDIS conclut : « L’histoire jugera les actes et non les discours ».










































