Sous le sceau de la Transition, impulsée depuis août 2023 par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, souffle un vent nouveau sur plusieurs entreprises jadis naufragées par des gestions hasardeuses, la SEEG, Gab’Oil etc. C’est dans cet élan de refondation que s’inscrit la relance de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), confiée depuis le 10 février 2025 à un homme du sérail : le Commandant Alexis Mpiga.
Longtemps à la dérive, la CNNII traînait comme un boulet les stigmates d’une gestion défaillante. Dix-sept mois d’arriérés de salaires, une flotte inexistante, un climat social délétère : tel était l’héritage reçu par le nouveau capitaine à la barre. Dans une mer agitée par une grève de trois semaines, Alexis Mpiga est apparu comme un timonier de la dernière chance. Ancien capitaine du port de Port-Gentil, puis directeur du même site, il incarne la rigueur et l’expérience, forgées à l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag).
Homme de terrain, formé au réalisme des quais et à la discipline des ponts, il a su éteindre le feu de la colère sociale par un leadership participatif, enraciné dans l’écoute et l’action. Conscient que l’apaisement ne saurait être durable sans une relance concrète, le nouveau directeur général dispose d’une flotte de navires – véritables poumons appelés à insuffler une respiration financière nouvelle à la structure.
Le pari est audacieux, mais lucide : transformer une coquille vide en un acteur incontournable du transport maritime national. Le ralliement de partenaires stratégiques en dit long sur la confiance suscitée par ce changement de gouvernance. Les promesses du groupe Ebomaf, nouveau propriétaire, d’éponger les dettes salariales, ajoutent à l’élan de crédibilité retrouvé.
Alexis Mpiga ne se contente pas de diriger, il incarne un modèle de gouvernance fondé sur la compétence, la rigueur et l’anticipation. À la CNNII, chaque décision devient une rame vers l’efficience, chaque initiative un cap vers la résilience. La transition gabonaise a peut-être trouvé en lui un artisan du redressement, un stratège du renouveau, un bâtisseur silencieux.
L’histoire jugera. Mais d’ores et déjà, une chose est sûre : dans les eaux parfois troubles de la réforme, le Commandant Mpiga tient bon la barre. Et cela, au Gabon d’aujourd’hui, vaut promesse d’avenir.


























