Il ne se passe pas une année sans que les parents d’élèves ne se plaignent du fonctionnement des établissements privés car il y a toujours une incongruité.
C’est une chose de conduire les élèves aux examens de fin d’année, selon le calendrier officiel du ministère de l’éducation nationale, ça en est une autre, de continuer les cours aux seins des établissements privés même quand les examens sont achevés et de se voir payer les frais scolaires sans consommer le mois de juin . C’est une incongruité qui règne dans plusieurs établissements privés du Gabon.
En effet, le constat est que depuis le 16 mai 2023 jour de l’examen de CEPE, plusieurs enfants en uniforme scolaire continuent de se rendre au cours, suscitant ainsi la curiosité de certains parents d’élèves, qui s’interrogent sur les réelles motivations de ces établissements privés. C’est le cas de Roland, père de quatre enfants, dont deux sont au primaire : »Prenez par exemple l’image d’un élève qui passe le BEPC ou le baccalauréat, est-ce qu’ après ces examens, les cours continuent dans les classes intermédiaires? Non. Cependant pourquoi est ce que ce n’est pas le cas au primaire, les élèves des établissements privés continuent d’aller en classe. Ça a quel sens ? » interroge t-il.
Notons également que l’année 2023 est assez particulière quant au différents programmes qui sont liés aux échéances électorales, l’on parle de quelques semaines seulement de la fin de l’année scolaire : » les élections approchent, tout le monde est mobilisé, en temps normal, toutes les écoles devraient être déjà fermées pour les classes sans examens » renchérit le père de famille.
Paiement des frais de scolarité pour un mois non consommé
Outre ce premier constat, le deuxième est celui du paiement des frais d’écolage d’un mois non utilisé par les élèves, celui de juin. Figurez-vous que dans un arrêté datant du 22 juillet 2022, le ministre de l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq annonçait la fin des cours pour le 26 mai, mais avec le CEPE qui s’est déroulé le 16 mai courant, les cours devraient s’arrêter normalement.
Plusieurs parents ont payé les frais de scolarité de leurs enfants jusqu’au mois de juin par un système de prélèvement du montant dû dans chaque versement mensuel. C’est une autre incongruité pratiquée par les chefs d’établissements privés. Le mois de juin n’a aucun cours dispensé, mais pourquoi le faire payer aux parents ? On paie ce qu’on consomme.
Le ministre de l’Éducation nationale Carmelia Ntoutoume Leclercq ne cesse d’œuvrer afin de permettre aux jeunes apprenant de concilier école et repos , pour un équilibre parfait, contribuant à l’épanouissement des enfants. Les parents devaient utiliser l’argent d’un mois de juin non utilisé pour préparer la prochaine rentrée scolaire.
A cet effet le respect du calendrier recommandé devrait prendre en compte les réalités sur le terrain.
Par Nelly Rosiane NGONDE


























