L’Etat gabonais ne veut plus investir son argent dans des établissements supérieurs privés à l’étranger pour ses étudiants, mais pour ceux qui vont dans les établissements supérieurs publics.
L’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG)
informe les élèves, étudiants et parents que les bourses d’études ne seront attribuées, au titre de l’année académique 2023/2024, qu’aux apprenants souhaitant poursuivre leurs études à l’étranger dans les établissements d’enseignement supérieur publics.
Cette annonce vient de la directrice générale de l’ANBG, Sandra Flore Mambari Pinze, via un communiqué signé le 24 octobre 2022.
« Aussi, l’agence invite-t-elle, dès à présent, les apprenants à effectuer des démarches administratives, en vue de l’obtention des préinscriptions dans des établissements publics », précise le communiqué.
En outre, « les bacheliers et étudiants retenus dans le cadre des offres de bourses relatives aux programmes de formation spécifique à fort taux d’employabilité et des bourses de coopération sont exemptés » de ces dispositions.
Cette décision va désormais mettre un peu plus d’ordre, car plusieurs étudiants partis à l’étranger aux frais de l’Etat ont fini par se retrouver dans les établissements privés moins sérieux que ceux restés au Gabon. Dans certains cas, ces établissements supérieurs privés ont des actionnaires gabonais et sont dans leur fonctionnement réel les équivalences des écoles professionnelles des non-bacheliers.
Le Gabon a dépensé 30,68 milliards de FCFA pour accorder des bourses dans l’enseignement supérieur en 2019. Il faut noter que dans ce montant, les étudiants des établissements supérieurs à l’étranger faisaient partie des bénéficiaires.


























