Dans une tribune libre, le Consultant Eric Boumi met en avant la nécessité de lois universelles, justes et durables qui servent l’intérêt général et résistent au temps. Il critique le CTRI, estimant qu’il n’a pas prouvé sa capacité à garantir une justice équitable et indépendante au Gabon. Selon lui, « l’indépendance de la justice reste désespérément absente », laissant ses espoirs vaciller car le CTRI semble ne plus rendre le pouvoir au peuple. Lecture !
Réflexion sur l’intégrité des lois et leur universalité :
Lorsqu’un législateur adopte une loi, c’est en principe dans l’intérêt général et avec l’idée qu’elle sera juste, équitable et applicable à tous, sans exception. Ainsi, si ces lois sont véritablement bonnes et conformes à l’esprit de justice, elles devraient pouvoir s’appliquer à leurs propres initiateurs sans difficulté ni crainte. Cela inclut, par exemple, la possibilité de partir, puis de revenir légalement, en respectant les dispositions qu’eux-mêmes ont édictées.
Mais alors, si des résistances apparaissent, si des doutes surgissent ou si des stratagèmes s’imposent pour contourner ces mêmes lois, ne serait-ce pas le signe qu’elles sont biaisées ou insuffisantes ?
La question cruciale : pourquoi craindre de se soumettre aux règles que l’on a soi-même érigées ?
C’est ici qu’intervient la sagesse intemporelle : les lois ne doivent jamais être taillées sur mesure. Une législation conçue pour servir les intérêts d’un groupe ou d’un moment précis est vouée à l’échec, car elle ignore les besoins de la collectivité et néglige la postérité. Elle devient un outil de domination temporaire plutôt qu’un socle pour construire un avenir durable.
Vers une gouvernance éclairée : Adopter des lois universelles, justes et durables, c’est garantir que chaque génération puisse s’y référer avec confiance, sans suspicion de favoritisme ou d’abus. Les lois bien pensées ne connaissent ni privilèges, ni concessions opportunistes. Elles servent de boussole pour orienter une nation vers un avenir plus stable et équitable.
Conclusion : Une loi juste est celle qui défie le temps, celle qui protège non seulement ceux qui la créent mais aussi ceux qui en héritent. Car comme le dit le proverbe : « Les lois qui résistent aux hommes sont celles qui résistent au temps. » Voilà pourquoi chaque législateur, conscient de ses responsabilités, doit viser l’intérêt général et le bien de la postérité.
PS : À ce jour, le CTRI n’a pas su démontrer sa capacité à garantir une justice équitable pour tous. L’indépendance de la justice, quant à elle, reste désespérément absente.
Mes espoirs meurent de faim !
ERIC BOUMI
CONSULTANT












































