Libreville, le 03 août 2025 – Le Gabon pourrait prochainement se voir retirer le secrétariat permanent de la Fédération des Syndicats des Travailleurs des Caisses (FESTAC), installé à Libreville en août 2024. En cause : l’absence d’un cadre légal reconnu par les autorités compétentes, malgré les démarches répétées entreprises depuis plusieurs semaines par le bureau exécutif dirigé par Richard Ndi Bekoung.
Depuis plusieurs semaines, le bureau exécutif de la FESTAC, dirigé par Richard Ndi Bekoung, multiplie les démarches administratives afin d’obtenir une reconnaissance officielle de la part des autorités gabonaises. Plusieurs courriers et relances ont été déposés aux ministères de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires étrangères depuis le 18 juillet dernier. Pourtant, aucune réponse officielle n’a, à ce jour, été enregistrée. Ce silence administratif plonge le secrétariat permanent, basé à Libreville, dans une situation d’irrégularité préoccupante.
Installée dans la capitale gabonaise en août 2024, à l’issue d’une cérémonie inaugurale marquée par la présence de plusieurs délégations venues du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, de la Guinée équatoriale et d’autres États africains, la FESTAC incarne la concrétisation d’un projet syndical panafricain né en novembre 2023 à Genève, sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT). Ce projet, soutenu par quinze pays membres, ambitionne de renforcer les mécanismes de prévoyance sociale sur le continent.
Cependant, si les installations physiques du siège social ont été menées à bien, l’absence de cadre légal encadrant officiellement l’existence de la FESTAC sur le sol gabonais menace désormais sa pérennité. Cette carence administrative freine considérablement ses activités, jetant un voile d’incertitude sur l’avenir du secrétariat permanent à Libreville.
« Le Gabon risque de perdre une opportunité majeure de rayonnement institutionnel et syndical en Afrique si cette situation perdure », a déclaré Richard Ndi Bekoung, également président du Syndicat des Professionnels de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (SYPROSS). Ce dernier en appelle à la diligence des autorités compétentes pour régulariser urgemment la situation.
Alors que la FESTAC se présente comme un levier essentiel dans l’amélioration des conditions de travail et de protection sociale en Afrique, le Gabon se retrouve à la croisée des chemins : sécuriser ce positionnement stratégique ou céder sa place à une autre capitale africaine plus proactive.










































