À quelques heures de la clôture du recensement obligatoire des acteurs de la filière aurifère, l’affluence ne faiblit pas dans les locaux du ministère des Mines et des ressources géologiques. Exploitants artisanaux, opérateurs économiques et artisans miniers se pressent pour se conformer à cette opération stratégique, conduite sous les hautes orientations du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et pilotée par le ministre Gilles Nembe.
Lancée dans un esprit de rigueur et de transparence, cette campagne vise à structurer durablement le secteur aurifère gabonais. Elle répond à une volonté politique affirmée de moderniser la filière, d’en renforcer la traçabilité et de garantir une exploitation responsable des ressources nationales.
Dans les centres d’enregistrement, l’atmosphère est studieuse et résolue. Les acteurs, longtemps confrontés à l’informalité et à l’absence de cadre réglementaire clair, perçoivent cette initiative comme une opportunité de reconnaissance et de sécurisation de leurs activités. Pour beaucoup, ce recensement marque un tournant vers la professionnalisation et l’inclusion dans une économie formelle.
Au-delà de l’aspect administratif, cette opération permettra à l’État de disposer d’une cartographie précise des intervenants, d’identifier les zones d’exploitation, de mieux encadrer les flux commerciaux et de lutter efficacement contre les pratiques illicites. Elle ouvre également la voie à une attractivité renforcée du secteur pour les investisseurs, tout en assurant une meilleure redistribution des richesses issues de l’or.
Alors que l’échéance approche, les autorités appellent à une mobilisation totale afin que nul acteur ne soit laissé en marge. Ce recensement s’impose comme une étape décisive dans la construction d’une filière aurifère moderne, inclusive et porteuse de croissance durable pour le Gabon.


























