Le samedi 6 septembre 2025 restera gravé dans la mémoire de l’Église de l’Alliance chrétienne et missionnaire du Gabon (EACMG). Dans la salle comble d’Avea 2, une véritable « liturgie de consécration » a pris forme : l’installation solennelle du nouveau bureau national, élu le 21 juillet pour un mandat de quatre ans et désormais conduit par le Révérend Pasteur Ferdinand Sangoye, aux côtés de l’Audit interne national confié à Matlands Magama Mouketou. Fidèles, autorités religieuses et représentants gouvernementaux s’y sont pressés dans une atmosphère de ferveur où l’air vibrait comme « une onction de mission confiée à des hommes ».
Interrogé à chaud, le Révérend Ferdinand Sangoye a exprimé son émotion avec la simplicité de celui qui mesure le poids du manteau spirituel posé sur ses épaules : « La première chose est un sentiment de reconnaissance à Dieu qui me fait cette faveur, car dans mes projets de vie il n’y avait pas président de l’Alliance chrétienne. Toute ma reconnaissance va à Dieu et à l’église. » Dans son regard, on pouvait lire la conscience de l’irréversible : « Il y a comme une prise de conscience que c’est sans retour. »
D’entrée, il a défini les contours de sa mission comme une pastorale intégrale : « Ma préoccupation, c’est la prise en charge de l’homme dans sa trichotomie corps, âme et esprit. » En citant l’Écriture — « Dieu veut que nous menions une vie paisible et tranquille » (1 Timothée 2, 1-3) — il a campé l’orientation de son magistère : transformer la société en investissant dans des vies restaurées.
À ceux qui reprochent à l’Alliance chrétienne de se tenir à l’écart de la sphère publique, le nouveau président oppose une vision dynamique : « Si nous bâtissons des écoles incontournables avec de meilleurs résultats, l’État n’aura pas le choix que de faire avec nous. » Pour Ferdinand Sangoye, l’invitation au dialogue dépend moins du bon vouloir des autorités que « de la reconnaissance des fruits produits ».

Sur le terrain éducatif, il a insisté sur une coopération renforcée avec le ministère : « L’Église de l’Alliance chrétienne n’a jamais refusé les élèves envoyés par l’État. La difficulté vient des retards de paiement qui plombent notre fonctionnement. Mais nous ne refuserons jamais d’éduquer des jeunes Gabonais. »
Son message aux fidèles résonne comme une mission partagée : « Le monde attend avec un ardent désir la révélation des enfants de Dieu. Cette révélation, ce n’est pas une apparition mystique, mais des vies transformées, des foyers stables, des réinsertions sociales vérifiées. »
Le Doyen du Conseil des Sages, Toung Pamphile, a pour sa part souligné que « ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une renaissance au niveau de nos institutions ». Rappelant que l’élection avait mobilisé 663 délégués, il a défendu la transparence du processus : « Pour la première fois, nous avons élu un bureau national en trois heures. » Son témoignage s’apparente à une passation de flambeau : « Nous ne travaillons pas pour le mandat, mais pour le salut des âmes. »
Pour rappel, le nouveau bureau se compose comme suit : Vice-président national, Mitsianga Boubendza César; Secrétaire national, Pambou Nguimbi Marcellin ; Secrétaire national adjoint, Pango François ; Trésorière nationale, Indjouke Justine Pulchérie ; Trésorière adjointe, Adzaba Marcelle.

Le poste d’Auditeur interne national est revenu à Magama Mouketou Matlands. Ses adjoints, Mouele Boundzanga Serge et Ifouta Obame Brook Elvyre, complètent l’organigramme.
Enfin, le nouvel Auditeur interne national, Matlands Magama Mouketou, a placé sa mission sous le sceau de la rigueur spirituelle et statutaire : « La sincérité des comptes passe par la vérité des Écritures. »
Sa feuille de route repose sur la minutie, la conformité et l’intégrité, gages d’une gouvernance ecclésiale exemplaire.


























