Dans notre publication du vendredi 10 mai, nous avions déjà soulevé les injustices dans l’organisation du concours de l’École nationale d’administration (ENA), imputables au directeur général de cette institution publique. En ce samedi 11 mai, le concours de l’ENA n’a pu débuter en raison d’une organisation défaillante, marquée par l’absence de nombreux candidats régulièrement inscrits mais non présents sur les listes définitives et cela a conduit à un report du concours mal géré par le directeur général.
Le directeur général de l’ENA, Dr. Adèle Sabine Ilama Mombot Nguimbi, a manifesté une incompétence notoire dans la gestion du concours, contraignant les autorités, notamment la ministre de la Fonction publique, Louise Boukandou Moussavou, au reporter sine die en raison de multiples irrégularités. Plus de 500 noms manquaient sur les listes des candidats externes, bien qu’ils aient été présents sur les premières listes du concours.
« Ayant constaté ce samedi 11 mai 2024 plusieurs manquements qui affectent profondément l’intégrité du concours d’entrée à l’École nationale d’administration, je décide du report sine die dudit concours afin d’en assurer une meilleure organisation. Dans cette intervalles, les responsabilités seront établies et portées à la connaissance des plus hautes autorités. Les nouvelles dates seront communiquées ultérieurement« , a déclaré Louise Boukandou Moussavou.
À Mindoube, où les candidats internes ont dénoncé des lacunes organisationnelles, il était évident dès les premiers faux pas du concours que rien de positif ne pouvait en découler, compte tenu des manquements flagrants : retards dans l’affichage des noms, disparition de candidats des listes, une cacophonie indescriptible dans les différents centres d’examen.
« En voulant favoriser certains parents, on finit par perturber gravement l’organisation. Les candidats internes sont des fonctionnaires déjà en poste et ne peuvent être traités comme des enfants », a déclaré un candidat interne.
Pourtant, le directeur général de l’École de préparation aux carrières administratives (EPCA), Rodrigue Mikolo, a réussi à organiser efficacement un concours accueillant 15 000 candidats, alors que le Dr. Adèle Sabine Ilama Mombot Nguimbi n’en comptait que 4000. Serait-ce dû au fait qu’à son arrivée à la tête de l’institution, elle a procédé au renvoi de plusieurs anciens membres de l’école pour favoriser ses proches et sa famille ?
Quoi qu’il en soit, il est à noter que sous le règne du CTRI, dirigé par le général président Brice Clotaire Oligui Nguema, les concours se soldent souvent par des échecs, comme en témoigne la jurisprudence du concours d’incorporation à la police.


























