Une série de concertations s’est tenue au sommet de l’État et auprès des autorités provinciales locales. Les dirigeants du Collectif des riverains d’Okala ont ainsi convié la population ce dimanche. L’objectif consistait à dresser un état des lieux précis des négociations en cours. Ces échanges portent sur le vaste chantier d’élargissement de la voie routière du quartier. Face aux journalistes, François Séné Oyouwé, vice-président du Collectif, a livré un message empreint de retenue et de fermeté. Cette assemblée traduit, par ailleurs, la volonté du collectif de maintenir un dialogue transparent et constant.
Le vice-président a d’abord expliqué l’objet de cette réunion citoyenne. « Il s’agissait de faire un point aux populations suite à notre rencontre avec les autorités », a-t-il précisé. Le collectif a en effet été reçu la semaine dernière par plusieurs responsables gouvernementaux compétents. Le ministre de l’Habitat et celui des Travaux publics figuraient parmi eux. Les élus locaux, ainsi que les maires du premier arrondissement et d’Akanda, ont également participé activement. « Il s’agissait donc de faire un rapport fidèle aux populations d’Okala », a ajouté François Séné Oyouwé. Cette transparence vise, en effet, à renforcer la confiance entre riverains et institutions.
Rassurer les habitants sur le projet routier
Cette rencontre visait avant tout à clarifier les intentions des autorités. « Il s’agissait essentiellement de rassurer les populations d’Okala », a expliqué le représentant du collectif. Plusieurs informations contradictoires circulaient en effet dans les médias ces derniers temps. Les autorités ont donc jugé utile de rencontrer directement le collectif. Un comité d’échange a ainsi été mis en place pour la suite. Ce cadre permettra de poursuivre les discussions sur la réalisation du projet. « Ils ont promis de travailler avec le collectif », a résumé François Séné Oyouwé.
Le gouverneur engage le recensement des populations
Une seconde réunion avec le gouverneur a également marqué cette semaine de concertation intense. « Il s’agissait de déposer les dossiers de recensement des populations impactées », a détaillé le vice-président. Le gouverneur aurait, selon lui, garanti le respect strict de la légalité. « Tous les dossiers ont été déposés et cela va dans le bon sens », s’est-il félicité. Le tracé linéaire, du carrefour d’Okala jusqu’à la sortie du Delta, reste encore à préciser. Les autorités disposeraient d’un délai d’environ une semaine pour revenir vers le collectif. Elles devraient alors présenter l’ensemble du tracé linéaire aux populations concernées.
Un collectif qui rejette l’étiquette d’opposant au développement
Certaines voix accusent parfois le collectif de freiner le développement du nord de Libreville. François Séné Oyouwé a tenu à répondre fermement à ces critiques. « Le travail qui s’est fait par le collectif d’Okala fera école », a-t-il affirmé avec conviction. Le collectif n’a jamais eu l’intention de s’opposer à ce projet d’aménagement. Il a plutôt formulé des propositions concrètes sur les voies secondaires du quartier. « Je peux vous rassurer que le collectif n’est pas du tout réfractaire », a-t-il insisté. Ces échanges auraient eu lieu, selon lui, dans un climat d’harmonie réelle. Les prochaines semaines permettront de vérifier la concrétisation de ces engagements pris par les autorités. Le collectif entend, quant à lui, rester vigilant tout au long du processus.












































