La communauté éducative gabonaise est en deuil. Alexandre Nguema Bibang, professeur d’histoire-géographie au Lycée Paul-Indjendjet-Gondjout (LPIG), est décédé brutalement en pleine classe ce lundi 01 décembre 2025, victime d’un malaise fatal. Âgé de 61 ans, craie en main, il s’est effondré devant ses élèves de 6ᵉ J, laissant derrière lui un vide immense et une émotion profonde.
Cet événement dramatique dépasse le cadre scolaire : il interpelle la société tout entière. La mort d’un enseignant en plein exercice de ses fonctions rappelle la fragilité de la condition humaine, mais surtout la nécessité de veiller à la santé et au bien-être de ceux qui portent la mission sacrée de former la jeunesse.
Les élèves, témoins directs de la scène, ont été bouleversés. La direction du LPIG et les collègues de l’enseignant ont exprimé leur consternation, soulignant la rigueur et le dévouement d’un professeur qui, jusqu’à son dernier souffle, aura incarné la vocation d’enseigner.
Au-delà de l’émotion, ce drame met en lumière une question cruciale : dans quelles conditions nos enseignants exercent-ils leur métier ?
Beaucoup travaillent jusqu’à un âge avancé, parfois sans suivi médical régulier.
Les charges de travail, le stress et le manque de moyens pédagogiques pèsent sur leur santé.
L’absence d’un dispositif systématique de prévention et de soutien accentue les risques.
Dans un pays où l’éducation est la clé du développement, la disparition d’un professeur en plein cours doit être perçue comme un signal d’alarme. Investir dans la santé et le bien-être des enseignants, c’est investir dans l’avenir du Gabon.
Alexandre Nguema Bibang restera dans la mémoire de ses élèves et collègues comme un pédagogue passionné, fidèle à sa mission jusqu’au bout. Sa mort tragique rappelle que l’enseignant n’est pas seulement un transmetteur de savoir, mais aussi un pilier de la nation.
Ce drame au LPIG ne doit pas être un simple fait divers. Il doit ouvrir un débat national sur la valorisation du métier d’enseignant, la mise en place de programmes de santé préventive, et l’amélioration des conditions de travail dans nos établissements. Car une nation qui néglige ses enseignants compromet son avenir.


























