Au terme des travaux de la Commission tripartite Éducation–Budget–Fonction publique, le gouvernement a officialisé une série de décisions destinées à répondre à la crise persistante dans le secteur scolaire. Ces annonces portent sur la mise en solde et en présalaire de 2 938 enseignants, ainsi que sur la régularisation de 4 000 situations administratives, sur un total de 6 574 dossiers codifiés à la Fonction publique. L’exécutif y voit un signal fort adressé au corps enseignant, mobilisé depuis le 5 janvier.
Les travaux, clôturés tard dans la nuit du 13 janvier par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, ont réuni les ministères de l’Éducation nationale, du Budget et de la Fonction publique. La ministre d’État à l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, a présenté le détail des conclusions ce mercredi 14 janvier, insistant sur leur portée structurelle et le caractère opérationnel.
Dans le détail, 328 sortants des Écoles ENS et ENSET seront immédiatement mis en solde, tandis que 692 sortants des Écoles ENIL et ENIF bénéficieront d’une mise en présalaire. À ces effectifs s’ajoutent 108 enseignants des matières scientifiques, dont la situation sera également régularisée par une mise en présalaire. Par ailleurs, 1 810 enseignants bénévoles accèdent enfin à une rémunération à travers le même mécanisme, après plusieurs années d’attente.
Au-delà de ces mesures individuelles, la Commission tripartite a validé la régularisation de 4 000 dossiers administratifs. Il s’agit notamment de titularisations, d’avancements automatiques et de reclassements après stage, parmi les 6 574 situations déjà codifiées à la Fonction publique. Cette opération est présentée comme une étape décisive dans l’assainissement de la gestion des carrières au sein du système éducatif.
Les principales mesures annoncées
- 328 sortants des Écoles ENS et ENSET seront immédiatement mis en solde.
- 692 sortants des Écoles ENIL et ENIF bénéficieront d’une mise en présalaire.
- 108 enseignants des matières scientifiques verront leur situation régularisée par une mise en présalaire.
- 1 810 enseignants bénévoles accèdent enfin à une rémunération via la mise en présalaire.
- 4 000 dossiers administratifs (titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage) seront régularisés parmi les 6 574 codifiés à la Fonction publique.
Selon la ministre Camelia Ntoutoume Leclercq, « ces mesures entreront en vigueur progressivement à compter de février 2026 ». Elle a précisé qu’elles seront étendues à l’ensemble des agents publics de l’État, «notamment au personnel du secteur de la santé», conformément aux très hautes instructions du président de la République. La ministre a également salué des travaux «animés par un sens élevé du patriotisme et de l’intérêt général».
Afin d’assurer la crédibilité du processus, un Comité de suivi et d’évaluation a été institué et installé lors de la cérémonie de clôture. Sa mission consistera à veiller à l’application rigoureuse des décisions arrêtées et à en assurer le suivi permanent, en lien avec les administrations concernées.
Reste la question de la reprise des cours. Ces annonces devraient conduire à la levée du mouvement de grève des enseignants. Toutefois, le collectif SOS Éducation, à l’origine du débrayage et dont le mot d’ordre demeure «Cette fois, c’est tout ou rien», n’a pas encore rendu publique sa position. Une nouvelle consultation de la base est attendue pour trancher la question du retour dans les salles de classe.


























