Le mardi 13 janvier 2026, le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguéma, a reçu à Libreville une délégation du groupe minier australien Fortescue, conduite par son fondateur, Andrew Forrest. Cette rencontre, la seconde en l’espace d’un mois, confirme l’accélération des discussions autour du lancement du projet Belinga, considéré comme l’un des chantiers les plus structurants de l’économie gabonaise.
Au cœur des échanges : la construction d’un chemin de fer minéralier, d’un port en eau profonde et le développement d’infrastructures énergétiques majeures. Autant d’investissements qui devraient transformer le paysage industriel du pays et renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux. Pour le Chef de l’État, ce projet d’envergure est appelé à devenir un levier stratégique de diversification économique et de souveraineté nationale.
Le projet Belinga mérite une appréciation favorable, tant par son ambition que par la nouvelle approche adoptée. En confiant directement la gestion à la Présidence de la République, via une task force dédiée et un Haut-Commissariat spécialement créé, l’État affiche une volonté claire : garantir une gouvernance resserrée, une meilleure intégration des nationaux et une redistribution plus équitable des retombées. Cette centralisation traduit une rupture avec les pratiques antérieures, souvent critiquées pour leur manque de transparence et leur faible impact sur les populations locales.
La présence de Fortescue, déjà implanté au Gabon à travers Ivindo Iron, apporte une expertise technique et financière qui crédibilise le projet. Les infrastructures prévues – chemin de fer, port, énergie – ne bénéficieront pas seulement au secteur minier, mais pourraient également stimuler d’autres pans de l’économie, du transport à l’industrie. Certes, des défis subsistent, notamment en matière de gouvernance et de respect des normes environnementales, mais la réorientation stratégique amorcée, illustrée par des changements ministériels récents, témoigne d’une volonté politique forte.
Belinga apparaît comme un projet emblématique, porteur de modernité et de transformation. S’il est mené avec rigueur et transparence, il pourrait marquer un tournant décisif pour l’économie gabonaise et renforcer la place du pays sur l’échiquier minier international.


























