Le collectif des parents d’élèves du Grand Libreville (CPEGL), dirigé par son responsable Eric Akouri, s’est réuni à nouveau ce jeudi 9 mars 2023 à Libreville pour faire un bilan de ses démarches auprès de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) quant aux orientations du SOSUP via la médiation du président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi; les plaintes des étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB); et l’indifférence du Gabon concernant sa communauté estudiantine de Tunisie.
Le CPEGL s’est réuni à Libreville après leur dernière sortie où ils ont sollicité la médiation du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Faustin Boukoubi, quant au refus de l’ANBG de prendre en compte les orientations du SOSUP. La majorité des élèves dont les parents sont montés au créneau ont fini par avoir gain de cause.
Concernant le point sur l’ANBG : “ nous en sortons satisfaits parce que nous sommes à 90% du point de vue de la régularisation de nos enfants du côté des attestations de bourse. Nous tenons à féliciter l’équipe de l’ANBG qui a travaillé nuit et jour pour faire du bien à nos enfants”, a déclaré Eric Akouri, le premier responsable du CPEGL.

Le deuxième sujet évoqué par le collectif a été celui relatif à la situation de bourses des étudiants de l’Université Omar Bongo. Les étudiants de ce côté estiment qu’ils sont souvent délaissés par l’ANBG qui les paie toujours avec assez de retard et il y aurait certains qui ne seraient pas bénéficiaires de bourses à cause de certains critères liés à l’âge. Le Collectif souhaite voir plus clair.
Toutefois, Eric Akouri pense que l’ANBG peut faire différemment. “Nous interpellons encore l’ANBG à ne pas toujours attendre que les enfants soient dans la rue pour répondre à leurs préoccupations. Il y a des périodes où l’on paie les bourses et il y a des enfants qui ne vivent que de cela et paie la maison avec cela. Lorsque l’ANBG traine dans le paiement de ces bourses ça pousse naturellement les enfants à la rue. Nous disons à l’ANBG qu’il ne faut pas attendre qu’il y ait le feu. On dit souvent dans notre langage que mieux vaut prévenir que guérir. Mieux vaut prévenir. La prévention est toujours importante. On sait par exemple que la bourse se paie tous les 5, donnez tous les 5 aux enfants leurs bourses”, a exhorté le responsable du Collectif.
Il va poursuivre son propos dans la même veine en interpellant le chef de l’Exécutif. “ Nous interpellons le chef de l’Etat Ali Bongo et la direction générale de l’ANBG à régler ce problème”, a-t-il martelé.
Le dernier point qui a été évoqué concernait la situation des étudiants gabonais qui sont en Tunisie. Le Collectif demande à l’Ambassade et au gouvernement de prendre toutes leurs responsabilités.
Les autres pays ont réagi soit en faisant évacuer leurs ressortissants du pays ou trouver de solutions. Or, du côté gabonais, on observe un silence total et esprit de « ce sont les enfants des autres ». Les parents d’élèves veulent des réponses de la part du gouvernement et de l’ambassade car ils ne dorment plus très bien quant à cette situation très traumatisante.


























