Le concours programmé de l’Ecole nationale d’administration (ENA) annoncé pour les journées du 09, 10 et 11 août 2024 à la grande surprise de tous les candidats subit de modifications imaginaires entre document avec des dates modifiées ensuite la divergence d’avis entre les candidats qui verraient dans ces agissements l’illustration parfaite d’une seconde improvisation orchestrée, un autre fiasco. Pourquoi ne pas annoncer le concours de l’ENA deux à trois semaines à l’avance après son report le 11 mai dernier ?
Pourquoi annoncer les nouvelles dates à seulement quelques jours de l’échéance, alors que le précédent report du concours de l’ENA dû à un fiasco aurait dû permettre une organisation plus rigoureuse et anticipée ?
L’annonce tardive a d’autant plus exacerbé le mécontentement que beaucoup de candidats sont en vacances, tant au Gabon qu’à l’étranger. Une candidate déplore le fait que, si elle avait poursuivi ses vacances à Mouila, elle aurait manqué cette opportunité importante. Un autre candidat, en déplacement à l’étranger, s’indigne de l’absence de communication adéquate : « Nous attendions ce concours depuis des mois, et voilà qu’ils annoncent les nouvelles dates à peine une semaine avant, en pleine période estivale ! ».
Le ministre de la Fonction publique aurait, selon plusieurs avis, dû prévoir une communication claire et anticipée, permettant aux candidats de se préparer convenablement. Une telle anticipation aurait non seulement facilité la préparation des candidats, mais aurait également évité cette atmosphère de confusion et de scepticisme qui règne actuellement.
Certains estiment que l’urgence d’organiser ce concours pourrait être liée à un remaniement gouvernemental imminent ou à la nécessité d’aligner le calendrier administratif avec la rentrée scolaire. D’autres, plus fatalistes, préfèrent en finir avec ce concours reporté depuis trop longtemps. « Mal préparé ou pas, allons-y. Il n’y a rien de nouveau dans notre pays. Le ministre décide un matin, et bamp ! concours ! », ironise un agent du Contrôle budgétaire.
Quoi qu’il en soit, ce concours sera scruté de près par les candidats, qui redoutent un nouveau fiasco à l’allure ou vont les choses. Une gestion aussi approximative de ce processus pourrait porter un coup sévère à la crédibilité de l’ENA et du ministère de la Fonction publique. Il devient impératif pour les autorités de tirer les leçons des erreurs passées afin de redonner confiance aux candidats.


























