Ce lundi 22 septembre 2025, l’Université Omar Bongo (UOB) a vibré au rythme de la clôture de l’atelier de formation des étudiants aux techniques de recherche d’emploi, organisé dans le cadre du Fonds-en-dépôt chinois CFIT III. Débuté le 15 septembre dans la salle informatique de la Bibliothèque Universitaire Centrale (BUC), ce programme a réuni durant une semaine des étudiants, des enseignants, des responsables académiques, des représentants de l’UNESCO et de l’Institut Confucius. Il s’est achevé avec une remise des attestations de réussite aux bénéficiaires de la formation.
Le Pr Sylvestre Kwahou, coordinateur du projet CFIT III, a ouvert la cérémonie avec une parole empreinte de fierté et d’espoir. « Une fois de plus, c’est une joie pour moi de célébrer la clôture de cet atelier. Mes félicitations vont à l’endroit des étudiants pour l’intérêt sans cesse renouvelé qu’ils accordent aux activités du projet CFIT III ».
Pour lui, l’importance de ce programme ne fait aucun doute : « Une formation aux techniques de recherche d’emploi est capitale car elle dote les étudiants des compétences concrètes pour réussir leur insertion professionnelle. Elle leur permet de définir un projet, de maîtriser la rédaction d’un CV, de se préparer aux entretiens et d’élaborer une stratégie efficace ».
L’Université Omar Bongo se veut résolument tournée vers l’avenir. « L’université est aujourd’hui ouverte à des innovations qui développent les compétences des enseignants, des administratifs et des apprenants », a affirmé le Pr Kwahou. Remerciant la République populaire de Chine, l’UNESCO et l’Institut Confucius, il a rappelé que cette initiative illustre parfaitement la volonté de l’UOB de se mettre au diapason des standards internationaux.

Au nom de l’UNESCO, Thierry Nzamba a pris la parole avec force conviction. « Dans un monde où les diplômes ouvrent la porte, ce sont les compétences qui permettent d’y entrer et d’y évoluer », a-t-il martelé, soulignant la nécessité d’outils pratiques pour transformer un savoir académique en réussite professionnelle. Cette formation, selon lui, s’inscrit dans l’Objectif de Développement Durable n°4, qui vise une éducation de qualité inclusive et équitable. « Aujourd’hui, il ne suffit plus d’avoir un diplôme. Il faut aussi savoir se positionner, se présenter et convaincre », a-t-il rappelé.
L’atelier n’a pas seulement renforcé les aptitudes techniques des participants ; il a aussi mis en lumière les compétences transversales. « Communication, leadership, pensée critique, gestion du stress et collaboration sont devenues des qualités essentielles dans un monde du travail en perpétuelle mutation », a insisté le représentant de l’UNESCO. Il a salué l’engagement des étudiants et des équipes pédagogiques, affirmant que « vous êtes les acteurs du changement ».
Gabriella Essola, coach certifiée représentant le cabinet CC Coaching, a abondé dans le même sens. « Vous repartez aujourd’hui avec plus qu’un certificat, vous emportez une reconnaissance de vos efforts et un encouragement à bâtir votre avenir professionnel », a-t-elle déclaré, avant de féliciter les participants pour leur taux de présence exemplaire. Selon elle, « l’objectif de cette formation n’était pas seulement de vous préparer à trouver un emploi, mais de vous donner les clés pour construire une employabilité durable ».
La voix des étudiants a été portée par Aboghe Mba Francis, inscrit en Master 1 de sociologie. Il a souligné les apports de ce parcours inédit : « Cette formation nous a permis de découvrir que, depuis le Gabon, nous pouvons accéder à des savoirs dispensés dans les universités internationales ». L’étudiant a aussi rappelé l’importance des modules consacrés aux compétences vertes, à l’économie circulaire et à l’approche par compétences.

Le Pr Hermine Matari, coordinatrice adjointe du projet CFIT III, a enfin livré le bilan chiffré. Sur les 80 inscrits attendus, 54 étudiants ont effectivement participé, dont 35 jeunes femmes, issues majoritairement des facultés de Lettres et de Sciences économiques. « Nous remercions la République populaire de Chine, l’UNESCO, l’Institut Confucius et la gouvernance universitaire pour leur appui constant », a-t-elle conclu. Elle a annoncé la tenue prochaine d’une seconde formation fin septembre, ainsi qu’un atelier national de clôture prévu en novembre.
En quittant la salle, les étudiants n’emportaient pas seulement un certificat, mais une conviction : le diplôme est un passeport, mais seules les compétences constituent la véritable clé pour franchir les portes d’un marché du travail exigeant. Ce programme, fruit d’une coopération internationale, leur a offert les armes nécessaires pour transformer leurs rêves en carrières, leurs savoirs en métiers et leurs ambitions en réalités.


























