Gabon, une profonde inquiétude règne parmi les étudiants gabonais bénéficiaires des bourses de l’État, alors que les retards de paiement s’accumulent, menaçant directement leur parcours académique. Ce lundi 22 septembre, cette situation intenable a conduit les étudiants des Centres multisectoriels de formation et d’enseignement professionnel (Cimfep) à un mouvement d’humeur devant le siège de l’Agence nationale des bourses et stages du Gabon (ANBG) à Libreville. Après onze mois d’attente, la frustration atteint son paroxysme.
Regroupés en collectif, des étudiants en cycle BTS, issus de divers centres de formation à travers le pays tels que ceux des Technologies de l’information et de la communication (TIC) de Nkok, et les Cimfep de Mvengue, Koulamoutou, Oyem et Port-Gentil, ont exprimé leur profond mécontentement. Certains dénoncent un retard de paiement s’étendant sur neuf mois pour l’année en cours, auxquels s’ajoutent deux mois d’arriérés de l’année précédente, cumulant ainsi près de onze mois sans allocation. Cette situation, qualifiée de « mépris des droits des étudiants » par les représentants, met en péril leur capacité à subvenir aux besoins essentiels comme le logement, le transport ou l’acquisition de matériel pédagogique indispensable à la poursuite de leurs études. Pour beaucoup, l’absence des bourses de l’État place les apprenants dans une précarité insoutenable.
Les démarches répétées auprès de l’ANBG n’ont, selon les étudiants, apporté aucune réponse claire ni de calendrier de versement précis. Le fait que certains centres, comme celui des TIC, aient déjà entamé la seconde moitié de leur dernière année de BTS sans avoir reçu les fonds attendus, soulève de sérieuses questions sur la gouvernance et la gestion de ces aides financières. Les retards prolongés dans le paiement des bourses de l’État suscitent de vives inquiétudes et renforcent le sentiment d’abandon ressenti par les bénéficiaires.
Il est impératif que les droits des étudiants soient considérés comme une priorité absolue. La régularité et la transparence dans le versement des bourses sont essentielles pour restaurer la confiance et garantir que ces aides, vitales pour la réussite de la jeunesse gabonaise, parviennent à bon port. Un dialogue constructif entre les autorités de l’ANBG et les représentants des étudiants est nécessaire de toute urgence pour trouver des solutions pérennes et éviter que ces retards ne viennent hypothéquer les parcours éducatifs et professionnels de ces jeunes. Les étudiants rappellent que les bourses de l’État ne sont pas un privilège, mais un droit légitime à préserver.
La mobilisation a nécessité le déploiement des forces de l’ordre pour disperser les manifestants qui avaient temporairement bloqué l’entrée de l’Agence.

























