Ce mardi 23 juin 2026, la ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a lancé les épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) session 2026. Le centre d’examen ENSET B, dans le 1er arrondissement de Libreville, a accueilli la cérémonie d’ouverture. Au total, 41 068 candidats composent sur l’ensemble du territoire national. Sur ce seul centre, 302 candidats sont en lice. Parmi eux, plusieurs élèves en situation de handicap. Dès l’ouverture, le ton est donné : cette session 2026 porte un message d’inclusion fort et assumé.
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La ministre adresse un message aux candidats, aux parents et aux équipes
Face aux caméras, Camélia Ntoutoume Leclercq a pris la parole avec clarté. «Nous souhaitons une bonne chance aux 41 068 candidats que nous avons sur l’ensemble du territoire national», a-t-elle déclaré. Elle a ensuite salué les équipes mobilisées dans les 128 centres de composition et les 26 centres de correction. «Ce sont des hommes et des femmes chevronnés qui ont l’expérience des examens», a-t-elle ajouté. Par ailleurs, elle a adressé un message direct aux parents. «L’enfant est en examen, il faut le laisser se concentrer», a-t-elle insisté. Un appel simple, mais essentiel.
De 10 à 187 candidats en situation de handicap : une progression qui dit tout
C’est sans doute le chiffre le plus éloquent de cette session. Il y a quatre ans, à peine une dizaine de candidats en situation de handicap se présentaient aux examens nationaux. Aujourd’hui, ils sont 187 sur tout le territoire. Cette progression spectaculaire témoigne d’un changement de regard. «Les parents ont de nouveau confiance. Ils se disent : peu importe la difficulté de mon enfant, il peut réussir», a souligné la ministre. Dès lors, cette dynamique prouve que l’école gabonaise avance vers plus d’équité.
Autisme, surdité, dépigmentation : des besoins reconnus, un tiers-temps accordé

L’ENSET B est un établissement à inclusion, ouvert toute l’année aux élèves à besoins éducatifs particuliers. Cette année, les profils sont variés : autisme, surdité, troubles de la dépigmentation. Youssouf Ismaël, enseignant d’espagnol et agent aux examens, a précisé : «Le principal handicap cette année, c’est l’autisme et la surdité. Il faut avouer que les enfants sont motivés.» En outre, ces candidats bénéficient d’un tiers-temps supplémentaire. Ce dispositif leur offre davantage de temps pour comprendre et se concentrer. C’est un droit, pas une faveur.
Vers des innovations pour le baccalauréat
Finalement, la ministre n’a pas fermé la porte aux prochaines échéances. «Pour le baccalauréat, nous allons également travailler sur des innovations», a-t-elle annoncé. Ainsi, le BEPC 2026 n’est pas une fin en soi. Il ouvre une trajectoire. Celle d’un système éducatif gabonais qui construit, pas à pas, une école pour tous ses enfants.












































