Les 12 et 13 mars 2026, Libreville est le théâtre d’un atelier stratégique d’envergure organisé par l’UNESCO, réunissant une quarantaine d’acteurs clés du développement national. L’objectif est d’harmoniser le Document de stratégie pays de l’UNESCO (UCS) avec les priorités du Plan national de coordination du développement (PNCD) et les plans de travail opérationnels des ministères. Cette initiative marque une étape décisive dans le renforcement de la coordination entre les actions de l’UNESCO et les orientations nationales, garantissant ainsi une exécution optimale des programmes.
Une première journée riche en interventions
L’événement vise à permettre à l’UNESCO d’assister certains ministères et organisations dans leur participation au développement gabonais. Memine Me Zue Séraphine, administratrice du programme éducation, a ouvert l’atelier au nom de la Commission nationale gabonaise pour l’UNESCO. Stéphane Nze Nguema, chargé du programme IOS, a évoqué l’éthique au sein de l’UNESCO, insistant sur la nécessité de protéger contre l’exploitation et les abus sexuels (PSEA). « La politique de tolérance zéro de l’UNESCO en matière d’exploitation sexuelle est primordiale. Les partenaires doivent respecter les normes de l’ONU, et les victimes doivent passer en priorité », a-t-il déclaré, lançant ainsi un appel à la responsabilité partagée pour assurer la sécurité et le bien-être de tous les acteurs impliqués.
Malaga Thomas, chargé du programme SNL, a présenté l’UNESCO, « créée en 1945, comme l’agence spécialisée des Nations Unies dédiée à l’édification d’une culture de paix, à l’éradication de la pauvreté et au développement durable », en mettant l’accent sur les priorités globales de l’organisation, notamment l’égalité des genres en Afrique. M. Kossi Amehame, informaticien, a présenté les modalités contractuelles pour travailler efficacement avec l’UNESCO, tandis que Jean-Eude Nguandono, chargé de la communication, et Mlle Missilou Nadine, stagiaire, ont également contribué au bon déroulement de l’événement.
Trois ministères au cœur des échanges
Les représentants de trois ministères ont partagé leurs plans et attentes. Le ministère de la Planification a exposé sa stratégie basée sur le PNCD, qui incarne la vision du chef de l’État. Des préoccupations ont toutefois été soulevées concernant l’absence de représentants dans certains ministères, en raison de changements fréquents de ministres. Le ministère des Affaires sociales a présenté sa stratégie d’aide aux femmes, aux jeunes et aux personnes handicapées, en soulignant les programmes d’insertion professionnelle et en exprimant le besoin d’un soutien accru de l’UNESCO pour renforcer leurs initiatives.

Le ministère du Rayonnement culturel et de la Jeunesse, représenté par Jean-François Evouna, conseiller stratégique du ministre des Sports, a mis en avant quatre points essentiels : la présentation du ministère, son rapport avec le PNCD, les rapports en cours et la révision du cadre juridique. Il a suggéré à l’UNESCO de l’accompagner dans la réactivation de la fête de la culture, une initiative clé pour promouvoir le patrimoine culturel gabonais.
Un catalyseur pour l’avenir du Gabon
Cet atelier représente une opportunité décisive pour le Gabon, permettant d’aligner les efforts de développement avec les objectifs globaux de l’UNESCO. En favorisant un dialogue constructif et en renforçant les partenariats, cet événement pourrait catalyser des changements significatifs pour le pays, assurant un avenir prometteur pour tous les Gabonais.


























