La préparation des Panthères du Gabon pour la 35ᵉ Coupe d’Afrique des Nations a pris un tournant inattendu. Alors que le staff technique, dirigé par Thierry Mouyouma, s’apprêtait à rejoindre Casablanca, la délégation des Panthères du Gabon a été immobilisée pendant près de neuf heures à l’aéroport Mohammed V, en raison de complications administratives liées aux nouvelles exigences d’entrée du Maroc pour la CAN.
Ce jeudi matin, l’équipe, comprenant neuf membres du staff et l’attaquant international Malick Evouna, a quitté Libreville dans l’espoir d’un rassemblement serein. Cependant, à leur arrivée à 11 h 30, ils ont fait face à un véritable calvaire administratif. Bien que le Gabon et le Maroc entretiennent des relations sans visa, le contexte exceptionnel de la compétition a entraîné des changements. Les autorités marocaines exigent désormais une autorisation d’entrée via la plateforme « Yalla », une procédure qui a pris de nombreux membres de la délégation par surprise.
La situation s’est aggravée lorsque seule la validation de Thierry Mouyouma a été reconnue sur le document officiel transmis aux autorités marocaines, laissant d’autres membres dans l’impossibilité de quitter la zone internationale. Malgré l’intervention de la CAF, qui a tenté de débloquer la situation, la réponse est restée incomplète, aggravant le désarroi de la délégation.
Ce contretemps souligne les défis logistiques auxquels sont confrontées les équipes participantes. À quelques jours du coup d’envoi de la CAN, prévu le 21 décembre, ce blocage pourrait perturber la préparation des Panthères du Gabon, qui doivent déjà composer avec un calendrier serré. En refusant d’abandonner leurs collègues bloqués, les membres de la délégation ont démontré une solidarité exemplaire, mais cela soulève des questions sur la gestion des préparatifs par les autorités.
Alors que les Panthères du Gabon espèrent désormais rugir sur les terrains marocains, cet incident met en lumière l’importance d’une planification minutieuse et d’une communication efficace, tant au niveau administratif que logistique, pour assurer le succès des équipes dans cette compétition prestigieuse.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























