Dimanche passé, l’ONG Le Salon de la Femme, dirigée par Sidonie Flore Ouwé, a organisé une conférence-débat à Akanda, au nord de Libreville, axée sur la gestion des conflits successoraux. Cette initiative s’inscrit dans les 16 jours d’activisme pour l’élimination des violences faites aux femmes, une campagne internationale qui vise à sensibiliser le public aux violences domestiques et patrimoniales.
L’objectif principal de cette rencontre était d’informer les femmes et les couples sur le régime matrimonial de la communauté légale, souvent mal compris. Sidonie Flore Ouwé a mis en lumière plusieurs causes des conflits successoraux : l’ignorance des lois, la gestion opaque des biens communs et l’ingérence des familles. Elle a souligné que cette dernière engendre des malentendus, lorsque certains proches se considèrent comme copropriétaires des biens communs, au détriment du conjoint survivant.
Pour éclairer les participants, Ouwé a rappelé les étapes légales nécessaires après le décès d’un conjoint marié sous le régime de la communauté. La liquidation de la communauté est obligatoire, impliquant le paiement des dettes communes et la division de l’actif restant en deux parts égales : une pour le conjoint survivant et l’autre pour le défunt. Cette clarification est cruciale pour éviter des conflits ultérieurs, surtout en période de deuil où les émotions sont exacerbées.
Cette conférence vise à fournir aux femmes des outils pour anticiper les vulnérabilités juridiques et émotionnelles, souvent accentuées par les tensions familiales lors des successions. En offrant une meilleure compréhension des mécanismes juridiques, Le Salon de la Femme espère réduire les situations de maltraitance et de conflit.
L’initiative fait partie d’un effort plus large, mobilisant institutions et associations pour prévenir toutes formes de violences envers les femmes, notamment dans les sphères familiale et patrimoniale. Le Salon de la Femme prévoit d’organiser d’autres conférences pour renforcer cette sensibilisation.
Cette rencontre souligne l’importance d’une éducation juridique accessible pour prévenir les conflits successoraux et promouvoir l’égalité dans la gestion des biens au sein des couples.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























