À la veille du duel décisif entre les Panthères du Gabon et les Scorpions de la Gambie, ce mardi 14 octobre 2025 à Franceville (Haut-Ogooué), l’air est chargé d’électricité. Alors que tout un peuple retient son souffle, espérant une qualification historique pour la Coupe du monde américaine, un orage verbal de Thierry Mouyouma est venu assombrir le ciel déjà lourd de l’équipe nationale.
Lors de la conférence de presse d’avant-match, le sélectionneur Thierry Mouyouma s’est illustré, non pas par ses plans tactiques, mais par une joute verbale aussi vive qu’inattendue avec le journaliste sportif Freddy Koula. Une scène digne d’un ring médiatique, rappelant les éclats de Shavy Babicka, récemment épinglé sur les réseaux sociaux après un échange musclé avec le chroniqueur Fodé, alias « La Voix de God ». Deux tempéraments de feu, deux destins qui se confondent dans la tourmente de leurs propres mots.
Piqué au vif par une question sur la non-sélection de Samson Mbingui, Mouyouma a dégainé sans retenue, traitant son interlocuteur de « pseudo professionnel » et exigeant qu’il dévoile ses sources. Une sortie perçue comme un coup de tonnerre dans le ciel du professionnalisme, tant elle bafoue le socle sacré du journalisme : la protection des sources, pilier du Code de la communication au Gabon.
Ironie du sort : celui qu’on surnomme le « Pep national » pour son goût du management à l’espagnole semble avoir perdu le sens du fair-play. Au lieu de se laisser happer par la fureur des mots, il aurait gagné à canaliser son énergie dans la stratégie de jeu. Car, dans le vestiaire, la tempête gronde déjà, primes impayées, ambiance maussade, murmures de désunion.
À force de coups d’éclat, Mouyouma et Babicka projettent l’ombre de l’indiscipline sur le maillot national. Leurs débordements, loin de cimenter l’esprit d’équipe, éparpillent les espoirs comme un vent de sable dans l’arène. Et pourtant, à la veille de ce match capital, l’heure devrait être à la cohésion, à la sérénité, au souffle d’unité qui fait vibrer la patrie.
Mais voilà, entre susceptibilités à fleur de peau et orgueil mal contenu, certains protagonistes du football gabonais semblent oublier une vérité vieille comme le sport : les paroles blessent, mais seules les victoires guérissent.


























