Yaoundé, 13 octobre 2025 – Dans une déclaration solennelle relayée massivement sur les réseaux sociaux et diffusée sur la chaîne en ligne Aca TV Radio, l’opposant camerounais Issa Tchiroma Bakary s’est proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, sur la base des résultats provisoires recueillis sur le terrain. Il en a profité pour lancer un appel vibrant aux institutions nationales ainsi qu’au président sortant, Paul Biya, afin qu’ils reconnaissent la « volonté souveraine du peuple » et préservent la paix nationale.
« Ces résultats provisoires m’ont profondément ému. Ils traduisent une victoire qui dépasse ma seule personne. C’est un verdict sans équivoque, une sanction du régime en place et un plébiscite en faveur d’un changement immédiat. Mes chers compatriotes, le monde entier nous observe. L’histoire retiendra ce moment. Soyons à la hauteur de cette page que nous écrivons ensemble », a indiqué l’ancien ministre de la Communication. Tout en exhortant le pouvoir sortant à faire preuve de grandeur d’esprit en reconnaissant la défaite.
Hommage aux forces de sécurité et appel à la jeunesse
Issa Tchiroma a tenu à saluer la loyauté des forces de défense et de sécurité, les invitant à demeurer fidèles à leur mission républicaine. « Je rends hommage à nos soldats, garants de la paix. Restez du côté du peuple et non d’un pouvoir. Votre rôle est de protéger la République, pas de servir des intérêts partisans », a-t-il martelé.
S’adressant ensuite à la jeunesse, aux enseignants, aux travailleurs, aux paysans, aux journalistes et à la diaspora, l’opposant a célébré leur résilience et leur engagement civique. « L’avenir vous appartient. Vous avez tenu bon, vous avez cru, et aujourd’hui vous avez triomphé. Une nouvelle ère s’ouvre : celle du renouveau et de la réconciliation nationale. »
« Le peuple a parlé »
Dans la dernière partie de son allocution, Issa Tchiroma a exhorté l’ensemble des institutions de la République à se conformer au verdict des urnes. « Le peuple a choisi, et ce choix doit être respecté. J’en appelle à la conscience de tous les responsables : ne vous érigez pas en adversaires du peuple que vous servez. Le temps des calculs politiciens est révolu. Le seul calcul qui vaille aujourd’hui est celui du Cameroun », a-t-il averti.


























