Une alerte environnementale majeure a secoué le littoral sud du Gabon. Une nappe d’hydrocarbures, dérivant au large de Mayumba, a été détectée par des observateurs civils, déclenchant une mobilisation immédiate des autorités. Dès le lendemain, un survol aérien mené par le ministère de l’environnement a confirmé la présence de pétrole brut en mer, marquant le début d’une opération d’envergure.
Les premières analyses satellitaires de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) ont révélé que la pollution remonte au 12 septembre, à la frontière maritime entre le Gabon et le Congo. Sur le terrain, l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a identifié des dépôts de pétrole sur une bande côtière de près de 100 kilomètres, entre Mayumba et Mayonami. Bien que la nappe soit dispersée, les risques pour la biodiversité, la pêche artisanale, le tourisme et la santé publique sont jugés préoccupants.
Face à cette menace, le gouvernement gabonais n’a pas tardé à réagir. Le président de la République , Brice Clotaire Oligui Nguema, a convoqué une session extraordinaire du Conseil national de la mer (CNM), mobilisant les institutions techniques et scientifiques du pays. Le ministre de l’environnement, Mays Mouissi, a appelé les populations à la vigilance et à limiter temporairement l’exploitation des ressources naturelles dans les zones affectées.
Des analyses isotopiques sont en cours pour identifier l’origine exacte de la pollution et engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires. Le gouvernement s’est engagé à faire toute la lumière sur cet incident et à renforcer les dispositifs de surveillance maritime.
Ce drame écologique, survenu dans une région emblématique de la richesse naturelle gabonaise, Mayumba, rappelle l’urgence de protéger notre patrimoine commun. La réponse rapide des autorités témoigne d’une volonté nationale de défendre l’intégrité du territoire et de préserver l’environnement pour les générations futures.

























