Le 27 septembre 2025, Gamba, paisible cité du département de Ndougou, n’a pas échappé à des scènes d’un scrutin troublé, où les principes républicains ont vacillé sous le poids de pratiques électorales douteuses. Ce jour, censé incarner la voix du peuple, fut marqué par des dérives qui n’honorent ni la démocratie, ni la République.
Depuis cette date, les populations du premier siège de Ndougou attendent, dans une inquiétude croissante, que les autorités électorales se prononcent sur une situation devenue intenable. La candidate de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) et ministre de l’Agriculture, de l’élevage et du développement, Polo Odette épouse Pandzou, a obtenu 50,51 % des suffrages, un score insuffisant pour une victoire au premier tour selon les dispositions du code électoral. Son adversaire, Lionel Youkou Youkou Pitti, candidat indépendant, crédité de 20 %, devrait logiquement l’affronter dans un second tour. Pourtant, le ministère de l’Intérieur reste muet, et le silence officiel devient assourdissant, à ce jour toujours pas de résultats provisoires proclamés.
Les témoignages des habitants de Gamba que nous avons pu contacter dressent un tableau alarmant : transport massif d’électeurs, confiscation et falsification de procurations, distribution d’argent, scrutateurs non résidents, procès-verbaux raturés et incomplets. Autant de manœuvres qui fragilisent les fondements de notre République et nourrissent le soupçon d’une partialité orchestrée en faveur de la candidate UDB.
Des sources évoquent même l’implication de l’ACER, censée garantir la transparence du processus, dans un système gangrené par la corruption. Le peuple de Gamba s’interroge : qui protège leur voix ? Qui défend leur droit de choisir librement leurs représentants ?
Si ces faits sont avérés, ils révèlent une démocratie en trompe-l’œil, où les urnes deviennent des instruments de domination et non d’expression populaire. Le système décrié d’hier semble avoir simplement changé de costume, perpétuant les mêmes injustices sous de nouveaux visages.
Il est impératif que le ministère de l’Intérieur réagisse. Le respect du code électoral exige un second tour entre les deux candidats. Ne pas le faire reviendrait à fouler aux pieds le vote du peuple, à trahir la République, et à inscrire dans l’histoire une page sombre que Gamba ne mérite pas. Car dans chaque bulletin confisqué, c’est un rêve de justice qu’on étouffe.











































