Ce samedi 4 octobre 2025, au sein du CEFTAC d’Owoungou, dans la Commune d’Owendo, s’est tenu le deuxième Comité de Surveillance de l’Hôpital de l’Alliance chrétienne de Bongolo depuis la session de mars dernier, selon la coutume. Il a été présidé par le président de l’Alliance Chrétienne et Missionnaire du Gabon, le Révérend Ferdinand Sangoye, aux côtés du Révérend Benjamin Kombo, directeur de l’hôpital, ainsi que d’autres responsables de l’église et de cette institution médicale située dans la Ngounié, au sud du Gabon, les préoccupations essentielles et les perspectives d’avenir ont été examinées avec sérieux.
Le Dr Renée Valach, directrice médicale depuis 2016, a déclaré : « Je suis directrice médicale depuis 2016. Je travaille pour les adultes à la médecine interne et je suis également pédiatre. » Elle a souligné le double engagement de l’hôpital : non seulement « l’hôpital est là pour aider le peuple gabonais et surtout les Gabonais économiquement faibles », mais encore pour « partager la Bonne Nouvelle de Jésus ». Elle a exposé l’un des principaux défis : « c’est le médicament qui est difficile à avoir pour tous les malades afin de bien les traiter car ils sont nombreux et c’est un grand fardeau ».
Elle a ensuite ajouté que l’approvisionnement « venant d’ailleurs » rend parfois la tâche quasi insurmontable, même si l’aide de la CNAMGS, « quand elle arrive », offre un soulagement appréciable.

Le Révérend Benjamin Kombo a rappelé que le Comité de Surveillance « évalue l’action naturellement de l’hôpital. Comment les choses s’organisent ? Comment les activités sont vraiment menées ? ». Il a insisté sur la nécessité de redéfinir la politique institutionnelle et dessiner les perspectives : « Comment l’hôpital peut continuer à libérer complètement son dynamisme dans la prise en charge des patients dans le traitement, dans l’extension ». Il souhaite également que l’hôpital atteigne « les populations les plus reculées au travers de son action ». Il a magnifié le rôle de la CNAMGS, estimant que lorsque celle-ci accompagne l’établissement, « nous avons cette bouffée d’oxygène qui fait en sorte que nous pouvons naturellement équiper notre pharmacie », permettant ainsi de répondre aux attentes des usagers.

En définitive, le Révérend Kombo a adressé un message aux autorités sanitaires : « Nous voulons d’abord dans un premier temps remercier l’action qu’ils sont en train de mener au sein de l’Église Alliance et Missionnaires du Gabon via cette structure sanitaire. » Il les encourage à « redoubler d’efforts », afin que l’hôpital de Bongolo fasse toujours mieux, non seulement pour les zones isolées, mais pour l’ensemble du territoire national. Il aspire à ce que chaque citoyen se sente « à l’aise par le service tendu par cette structure sanitaire ».
Par la richesse de ses témoignages, le Comité de Surveillance a mis en lumière que l’hôpital Bongolo est à la croisée des chemins : entre espoir et difficulté, entre mission spirituelle et exigence sanitaire. Il apparaît comme un phare pour les populations vulnérables, engagé à conjurer les ténèbres de la maladie par l’offrande de soins accessibles, dignes, et empreints de compassion.












































