Lors de sa conférence de presse du 3 octobre 2025 à Libreville, Ali Akbar Onanga Y’Obegue a vivement critiqué ce qu’il qualifie de « dérive institutionnelle grave » dans le processus électoral gabonais. Au cœur de son indignation : l’annulation des résultats du premier siège du département de Lekoni-Lekori par le ministre de l’Intérieur, une décision qu’il juge illégale et anticonstitutionnelle.
Selon le secrétaire général du PDG,
Ali Akbar Onanga Y’Obegue, seul la Cour constitutionnelle est habilitée à statuer sur la validité d’un scrutin. « Le ministre de l’Intérieur n’a aucun droit d’annuler une élection. Ce n’est pas de son ressort. C’est une entorse flagrante au Code électoral », a-t-il martelé devant la presse. Il s’interroge sur la logique d’un système où, malgré des irrégularités avérées dans plusieurs départements, certaines élections ont été validées tandis que d’autres ont été annulées sans cohérence apparente.
Cette situation, selon lui, révèle une gestion arbitraire du processus électoral, nourrissant un sentiment d’injustice et de partialité. Il pointe du doigt l’Autorité compétente en matière électorale, l’ACER, qu’il accuse de fonctionner comme un « organe aux ordres du gouvernement », incapable de garantir l’impartialité et la transparence requises. « Quand l’ACER devient le bras exécutif d’une volonté politique, elle cesse d’être une autorité indépendante », a-t-il déclaré.
Ali Akbar Onanga Y’Obegue appelle à une clarification institutionnelle urgente et à un retour aux principes fondamentaux de l’État de droit. Il exhorte les autorités à respecter les prérogatives de chaque institution et à cesser les interférences politiques dans le processus électoral. Pour lui, la crédibilité des élections et la stabilité démocratique du pays sont en jeu.
À travers ce discours, le candidat ne se contente pas de dénoncer une situation locale : il soulève une problématique nationale sur la séparation des pouvoirs et la nécessité d’un cadre électoral rigoureux, impartial et respecté.


























