Le 6 mars 2025, Guy Oscar Ngoua Mba, mandataire de la succession Mba Augustin, dénonce avec force une situation qui met en péril non seulement ses droits de propriétaire, mais aussi la sécurité publique. Son conflit avec le locataire libanais Moustapha Ghoson Bilal, installé au Carrefour Léon Mba, illustre les dérives de certaines pratiques immobilières à Libreville, exacerbées par l’inertie des autorités municipales. Guy Oscar Ngoua Mba interpellé l’intervention du chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema.
Un bail non respecté et des travaux anarchiques
« Après la signature du contrat de bail, nous devions établir un état des lieux avant tout début de chantier« , rappelle Guy Oscar Ngoua Mba. Mais à sa grande stupéfaction, dès le 1er novembre 2023, « Monsieur Bilal est entré sur le site avec ses ouvriers et a commencé à tout casser, sans concertation ».
Voyant ses droits bafoués, il s’adresse alors à la mairie pour suspendre ces travaux illégaux. « L’Hôtel de Ville m’avait initialement donné raison », explique-t-il, mais dans les faits, l’application de la décision a été chaotique : « Un jour, les travaux sont arrêtés, puis ils reprennent quelques jours plus tard sans explication« .
Des infractions à l’urbanisme ignorées
Le problème dépasse le simple litige contractuel. Selon Guy Oscar Ngoua Mba, la construction réalisée présente des malfaçons graves : « La dalle n’a pas été vibrée correctement, ce qui compromet son étanchéité et accélère la dégradation du béton et des ferrailles ». Pire encore, « l’eau s’infiltre dans les murs mitoyens, fragilisant toute la structure », transformant ainsi ce bâtiment en « un véritable danger public ».
Autre source d’inquiétude : la borne principale de la SEEG située en sous-sol. « Si elle explose, les dégâts seront considérables« , alerte-t-il. Malgré ces risques, l’occupant des lieux a poursuivi les travaux et ouvert son magasin, sans correction des malfaçons. Outre la borne de la SEEG, il y a une fosse septique dallée dans le magasin. Pourquoi une fosse septique vide? Cette fosse cacherait-elle des pratiques illégales à terme ?
Un combat judiciaire sans réponse
Face à cette situation alarmante, Guy Oscar Ngoua Mba a tenté d’obtenir justice. « J’ai sollicité une expertise pour évaluer la conformité des travaux avec les règles d’urbanisme en vigueur« , explique-t-il. Mais à plusieurs reprises, « Monsieur Bilal a refusé de comparaître devant le tribunal du commerce ».
Le temps jouant en faveur de son adversaire, celui-ci en a profité pour finaliser l’aménagement et ouvrir son commerce. « Ils savent qu’en remplissant le magasin de marchandises, il sera encore plus difficile d’exiger des corrections« .
Une administration passive et un appel au Chef de l’État
Si la mairie avait initialement inscrit le bâtiment à démolir, aucune suite concrète n’a été donnée. « On efface les inscriptions, on ignore les alertes, et rien n’est corrigé« , dénonce-t-il. Ce silence administratif, combiné à la grève des tribunaux, laisse le champ libre aux abus.
Cette situation met en lumière une faille dans le système juridique et administratif gabonais. « Une personne signe un bail, viole toutes les règles, et au final, c’est au propriétaire lésé d’entamer un long combat judiciaire », s’indigne-t-il. « On devrait interdire à ceux qui construisent dans l’illégalité d’exiger une indemnisation lorsque leur bail est annulé ».
Face à cette impasse, Guy Oscar Ngoua Mba en appelle directement au Chef de l’État : « Brice Clotaire Oligui Nguema prône la restauration des institutions et la dignité des Gabonais. Mais aujourd’hui, je suis lésé à tort ».
Ce dossier illustre le malaise de nombreux propriétaires gabonais, victimes de manœuvres frauduleuses et d’un système administratif souvent inefficace. Pour Guy Oscar Ngoua Mba, il est temps que les autorités prennent des mesures fermes : « Ceux qui agissent en toute impunité doivent être mis hors d’état de nuire ».


























