La tension monte à la Comilog, dans une lettre ouverte adressée aux adhérents du STRIMM, son secrétaire général, Joscelain Lebamba, a dénoncé une offensive de l’employeur contre les leaders syndicaux visant à les licencier..
« Aujourd’hui, mes camarades et moi-même avons reçu, au piquet de grève, la visite d’un huissier de justice qui nous a notifié un courrier de convocation à un entretien préalable ainsi qu’une notification de mise à pied conservatoire. » Cette procédure est perçue comme une tentative de réprimer le mouvement social en cours. « Cette démarche de l’employeur (Comilog), comme vous le savez, vise à nous licencier de la Comilog », s’indigne le Joscelain Lebamba, l’un des leaders syndicaux menacés.
Le Strimm rappelle son engagement historique dans la défense des salariés, quel que soit leur statut : « Nous avons toujours lutté pour le bien-être de tous les salariés de la Comilog, qu’il s’agisse des cadres, des agents de maîtrise, et même des directeurs. » Pourtant, Lebamba constate avec amertume que certains travailleurs ne soutiennent plus activement le mouvement. « Plusieurs d’entre vous se trouvent dans leurs bureaux au lieu de rejoindre le piquet de grève », écrit-il, s’interrogeant : « Faut-il comprendre que votre silence est, à ce jour, une forme d’abandon ? »
Cette lutte dépasse le cadre de la Comilog, insiste le syndicaliste : « La lutte pour les droits des travailleurs dépasse les frontières de la Comilog et s’inscrit dans un calendrier qui est plus grand que nous. » Il rappelle que les combats syndicaux ont toujours exigé de la solidarité et du courage.
Face à cette situation critique, Lebamba met ses camarades devant leurs responsabilités : « Alors, camarades, la balle est désormais dans votre camp. » Une invitation claire à l’action pour éviter un affaiblissement du mouvement syndical au sein de l’entreprise.


























