Le 13 février 2025, l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a vigoureusement dénoncé ce qu’elle considère comme une instrumentalisation judiciaire visant son président, Hervé Patrick Opiangah. Lors d’une déclaration solennelle, la secrétaire permanente du parti, Lays Cynthia Amorissani, a affirmé que M. Opiangah a été poursuivi sans qu’aucune plainte préalable n’ait été déposée par la présumée plaignante.
Les tensions ont débuté le 14 novembre 2024, date à laquelle M. Opiangah a publiquement appelé à voter « NON » lors du référendum constitutionnel prévu deux jours plus tard. Le même jour, le procureur de la République a annoncé avoir reçu une plainte de Mme B.L., ex-compagne de M. Opiangah, l’accusant de faits graves. Cependant, selon l’UDIS, cette plainte n’aurait été enregistrée que le 25 novembre 2024, soit bien après les premières actions judiciaires engagées contre leur leader.
Le 20 novembre 2024, le domicile de M. Opiangah a été encerclé par des forces armées, notamment la Garde Républicaine, dans ce que l’UDIS qualifie d’intervention illégale et disproportionnée. « Une plainte dans une affaire supposée de mœurs ne peut jamais, au grand jamais, justifier la descente musclée d’un commando armé jusqu’aux dents, au siège de l’UDIS », a dénoncé Lays Cynthia Amorissani.
Face à ces événements, M. Opiangah a choisi de se mettre à l’abri pour préserver son intégrité physique. Son parti affirme détenir des preuves irréfutables de l’absence de plainte au moment des premières actions judiciaires, qualifiant ces dernières de « grossière et infâme bavure de la justice ».
L’UDIS a saisi plusieurs institutions nationales et internationales, dont la Présidence de la République, la Cour Constitutionnelle, les deux Chambres du Parlement, le Syndicat National de la Magistrature du Gabon (SYNAMAG), l’Archevêché, ainsi que diverses représentations diplomatiques, pour attirer l’attention sur ce qu’elle considère comme un acharnement politique sans précédent.
Le parti exige un non-lieu immédiat dans cette affaire et appelle au retour sécurisé de son président. « Nous prenons par conséquent à témoin la communauté nationale et internationale de l’urgente nécessité que notre président regagne la terre de ses ancêtres où, entre autres, plus de 5000 âmes en peine, du fait de la fermeture de ses entreprises, n’attendent que son retour », a déclaré Amorissani.
L’UDIS d’Hervé Patrick Opiangah se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre ceux qu’elle qualifie de « faussaires de la République » et de « violeurs de serment », responsables, selon elle, de cette situation. Le parti appelle également à une réflexion nationale sur l’état de droit au Gabon, estimant que cette affaire révèle une perversion inédite de l’institution judiciaire.


























