La ville de Djeddah, en Arabie Saoudite, accueille les 12 et 13 février 2025, la 13ème édition des Conférences des ministres de la Culture du monde islamique. Depuis mercredi, la culture des pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) est au centre de deux jours de débats et de réflexions.
Le Gabon, représenté par la ministre de la Culture et des Arts, Armande Longo Moulengui, accompagnée d’une délégation de haut niveau, participe activement aux travaux de cette conférence.
Pour la ministre gabonaise, cet événement marque une entrée en matière singulière. Le principal objectif de cette rencontre est de promouvoir et diffuser la richesse de la culture islamique à travers le monde. En mettant l’accent sur le renforcement des liens culturels et la compréhension mutuelle entre les nations de l’OCI, cette conférence offre une plateforme privilégiée pour réfléchir à des solutions concrètes afin de préserver et valoriser les patrimoines culturels et historiques communs, tout en célébrant la diversité qui caractérise le monde musulman.
Au Gabon, les musulmans sont peu nombreux, avec des statistiques variant entre 1 % et 12 % de la population. Il est difficile de déterminer leur nombre exact, mais il semble qu’ils soient majoritairement étrangers (entre 80 % et 90 % des pratiquants). L’ex-président gabonais, Ali Bongo, est musulman, tout comme son père, Omar Bongo, décédé en 2009, qui s’est converti à l’islam en 1973.
Les discussions de cette rencontre de 48 heures abordent des questions cruciales, notamment la préservation du patrimoine culturel et historique des pays islamiques. Face aux défis contemporains, tels que les crises géopolitiques et les effets du changement climatique, la sauvegarde de ces trésors inestimables devient un enjeu vital. Les ministres et experts présents à Djeddah échangeront des idées et des stratégies pour protéger ces richesses face aux menaces qui les guettent.
Outre la question du patrimoine, un autre thème majeur de cette conférence est la contribution de la culture au développement durable et à la croissance économique des pays membres de l’OCI.
Malgré le faible taux d’islamisation du Gabon, la ministre gabonaise entend apporter une contribution significative en matière culturelle et ne souhaite pas passer inaperçue lors de cette rencontre.


























