Libreville a perdu l’une de ses voix les plus emblématiques. Jean Pascal Ndong Obiang, figure incontournable du journalisme gabonais, a tiré sa révérence ce vendredi 14 février 2025 au Centre hospitalier universitaire de Libreville. Terrassé par une bataille impitoyable contre la maladie, celui qui fut un ardent défenseur de la liberté de la presse s’efface, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans l’histoire médiatique du pays.
Diplômé de l’École supérieure de journalisme de Paris, il avait bâti son parcours sur des fondations solides, façonnées par un apprentissage exigeant, débuté sur les bancs du Collège Bessieux et de Notre Dame de Quaben. Son ascension, fruit d’une rigueur inébranlable, l’a conduit aux plus hautes sphères de l’information gabonaise, où il a incarné, avec éloquence et exigence, l’essence même du métier.
Homme de terrain avant tout, il n’a cessé de défendre l’indépendance des médias, dirigeant avec brio Radio Nostalgie Gabon, puis Gabon 24, et présidant la section gabonaise de l’Union Internationale de la Presse Francophone. Sa plume acérée et sa voix ferme résonnaient comme un rempart contre les dérives du journalisme de complaisance. Pour lui, informer n’était pas un simple métier, mais un sacerdoce, une quête de vérité qu’aucune entrave ne saurait museler.
Mais le temps, impitoyable, a fini par le rattraper. Un AVC d’abord, suivi d’une insuffisance pulmonaire et rénale, ont eu raison de cette force de la nature. Ses proches, ses confrères, et ceux qui l’ont côtoyé garderont le souvenir d’un homme entier, passionné et visionnaire.
Jean Pascal Ndong Obiang n’est plus, mais son héritage demeure. Il a gravé dans la mémoire collective le combat pour un journalisme exigeant et éthique. Il restera, pour les générations futures, ce phare dont la lumière éclaire la voie des journalistes en devenir. Son départ est une perte, mais son œuvre, elle, continue de vivre à travers chaque plume qui, comme lui, refuse de plier face à l’adversité.


























