Dans les lueurs de la plénière du samedi 27 avril 2024, maintes questions suscitées par des thèmes d’intérêt général, ardemment désirés par nombre de citoyens gabonais pour être évoquées dans les diverses communications des commissions, laissèrent un sentiment d’inachevé. Les sujets de l’homosexualité et de la présence de la base militaire française, amplifiés par les contributions citoyennes, furent omis par les rapporteurs, suscitant de vives interrogations. Afin de dissiper toute controverse, nous avons sollicité le porte-parole du bureau du Dialogue National Inclusif pour des éclaircissements.
« Au fil des lectures des rapports, les différentes commissions se sont appuyées sur des résolutions arbitrairement sélectionnées, sans procéder à une analyse détaillée du rapport final. Concernant l’homosexualité, sujet abondamment discuté par les populations, le dialogue national a réaffirmé la légitimité de la relation hétérosexuelle, considérée comme voulue par Dieu et nos ancêtres. La commission sociale a fermement soutenu cette position, en la considérant comme une question transversale, touchant même la sphère politique et la souveraineté. Il est impératif de respecter nos valeurs ancestrales et de ne pas nous imposer des pratiques étrangères, comme cela a été consigné dans le rapport final », a rappelé Mgr Jean Bernard Asseko Mvé, porte-parole du bureau du Dialogue national inclusif.
Outre l’homosexualité, la question épineuse de la présence militaire française au Gabon, également passée sous silence lors de la plénière, constitue un obstacle majeur à notre souveraineté.
« Au lieu de suspendre la coopération militaire, comme le suggéraient de nombreux Gabonais, ce qui entraînerait le départ de la base française du Gabon, nous avons estimé que notre démocratie et notre pays connaissent encore une période d’instabilité, en transition d’un régime à un nouveau Gabon. Il revient aux nouvelles autorités établies constitutionnellement de mener une réflexion responsable sur la question. Le problème de la base militaire mérite une étude approfondie, mais pour l’instant, nous avons convenu de limiter l’ingérence des militaires français dans les affaires souveraines du Gabon, de manière ferme », a souligné Mgr Jean Bernard Asseko Mvé.
Après une déclaration résolue sur l’homosexualité, la question de la base militaire française au Gabon semble encore laisser un sentiment d’inaccomplissement. La souveraineté est indispensable à notre pays, et doit se matérialiser au sein des institutions de notre nouvelle République.
Par Max Delys Robaky












































