Le secteur de la Fonction publique gabonaise est en ébullition avec l’annonce, ce lundi 7 octobre, du lancement officiel des travaux de la commission en charge de l’examen des dossiers de demande d’intégration à la Fonction publique. Plus de 150000 dossiers des Gabonais, allant du niveau CEPE au master, attendent une réponse concernant leur intégration professionnelle à la Fonction publique. Cette situation, aggravée par des années de gel des recrutements sous l’ancien régime, place de nombreux diplômés dans l’incertitude. Le gouvernement de transition, dirigé par le Premier ministre Raymond Ndong Sima, s’est engagé à rectifier cette situation en mettant en place des mécanismes de traitement des dossiers.
L’un des éléments marquants de cette initiative est la prise de mesures contre la présence des « fonctionnaires fantômes ». En septembre dernier, plus de 13 000 individus recensés comme fonctionnaires non-identifiés ont été mis sous bons de caisse, révélant ainsi une gestion défaillante des ressources humaines au sein de l’État. Ce ménage est perçu comme une tentative de redonner de la crédibilité au système de gestion du personnel public, tout en créant des opportunités pour les nouveaux candidats à l’intégration.
Lors de la cérémonie d’inauguration du nouvel hémicycle du ministère de la Fonction publique, le Premier ministre a souligné l’importance d’une gestion efficace et rigoureuse des ressources humaines de l’État. Il a également mis en avant la nécessité d’éviter tout retard supplémentaire dans le traitement des dossiers en attente. Le chef du gouvernement a exhorté la commission à adopter une approche responsable et transparente, afin d’assurer un traitement équitable de chaque candidature parmi ces 150000 dossiers de candidature pour la Fonction publique.
Louise Boukandou, ministre en charge de la Fonction publique, ainsi que plusieurs membres du gouvernement étaient présents pour marquer leur soutien à cette opération d’envergure. La commission, dotée d’une mission claire, se prépare à examiner les demandes avec un souci de rigueur et d’équité, pour permettre à ces milliers de Gabonais d’intégrer enfin la Fonction publique dans les mois à venir.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté de redresser le secteur public, autrefois gangrené par la mauvaise gestion et le manque de transparence, et d’offrir de réelles perspectives d’emploi à la jeunesse gabonaise.











































