Ce samedi 28 juin, quelque chose de grand s’est produit dans les entrailles sociales du 2ᵉ arrondissement de la commune d’Owendo. Ce n’était ni un événement politique, ni un show médiatique. C’était une main tendue. Une action vraie. Un geste sincère. Ce fut l’œuvre de l’association We Believe, qui a su conjuguer spiritualité, solidarité et citoyenneté pour inscrire un acte de lumière dans le quotidien souvent obscur des populations les plus vulnérables.
Les femmes et les jeunes filles mères, souvent les premières à souffrir dans le silence et l’ombre, ont reçu ce jour-là des kits alimentaires essentiels pour redonner du souffle à leur quotidien. Mais plus encore, des sacs à ordures ont été remis aux différents chefs de quartiers, parce que l’hygiène et la dignité environnementale font partie intégrante du bien-être communautaire.
Ce ne sont pas seulement des biens qui ont été distribués, c’est de la considération humaine, du respect, de la reconnaissance.
Les quartiers bénéficiaires – Akourouname II, Rougier, Mbila Nyambi I & II, Pointe-Claire, Igoumié I & II – ont vu défiler ce jour-là un cortège d’humanité. Ce que l’on croyait impossible a été accompli dans la simplicité, sans tapage, mais avec une puissance symbolique incontestable.
L’événement a été ouvert par le pasteur Ndzami Rodrigue de l’église La Foi Victorieuse. Dans un climat d’humilité et de recueillement, il a confié l’événement entre les mains du Seigneur Jésus-Christ. Car pour We Believe, tout acte social sans amour ni prière n’est qu’agitation sans sens. Son intervention a rappelé que la foi véritable se mesure à l’engagement envers les plus petits, les plus faibles.
Puis, Ngana Magalie, présidente dynamique de We Believe, a pris la parole pour présenter l’association et ses nobles objectifs : réconcilier l’humain avec sa dignité, la femme avec sa place, le quartier avec son avenir. Avec une posture de leader éclairée, elle a démontré que l’organisation, la rigueur et la compassion peuvent cohabiter au service du bien commun. Sa voix a porté loin, parce qu’elle portait des convictions.
Mais c’est l’intervention finale d’Antoinette Atayi Mepas de London, présidente fondatrice, qui a électrisé l’assistance. Femme de cœur, femme de vision, elle incarne la matrice spirituelle et sociale de We Believe. Dans un ton calme mais déterminé, elle a prononcé cette phrase désormais gravée dans les esprits : « Nous sommes tous dans la même maison, mais dans des chambres différentes. »
Par cette image d’une force rare, elle a mis en lumière notre condition humaine partagée, nos solitudes sociales cloisonnées, mais aussi notre possible réconciliation par la solidarité.
Elle a rappelé que le combat social n’est pas une faveur, c’est une mission.
Ce 28 juin, We Believe a fait plus qu’agir. Elle a enseigné. Elle a réveillé les consciences.
Elle a prouvé que les femmes gabonaises peuvent être à la fois les bâtisseuses du cœur et les ingénieures de la transformation sociale. En plaçant l’action humanitaire au cœur des quartiers oubliés, l’association a démontré que le changement n’a pas besoin d’attendre un décret. Il commence là où il y a de la volonté, de la foi et de l’organisation.
We Believe est plus qu’un nom : c’est un serment, une prière active, une promesse d’espérance.
À travers Ngana Magalie et Antoinette Atayi Mepas de London, deux figures complémentaires, l’une dans l’action, l’autre dans l’inspiration, cette association incarne une nouvelle manière de faire du social : intelligente, sincère, impactante.
Et si d’autres associations, leaders ou institutions cherchaient un modèle à suivre, qu’ils regardent vers We Believe. Car ce 28 juin à Owendo, ce n’est pas seulement du riz ou des sacs qu’on a distribués. C’est de l’amour structuré. De la foi incarnée. De l’humanité retrouvée.
We Believe, parce qu’en eux, nous croyons aussi.1
Et parce que grâce à elles, nous avons encore le droit de rêver d’un Gabon plus juste, plus fraternel, plus vivant.
Par Darlyck Ornel Angwe, journaliste stagiaire


























