Masuku, le 27 avril 2026 – À Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), l’inauguration de la ferme expérimentale de l’INSAB marque une avancée structurante dans la refondation du modèle agricole gabonais. Porté par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Fonds IBSA et le Gouvernement gabonais, ce projet s’inscrit dans une dynamique de souveraineté alimentaire et de valorisation des filières locales.
La cérémonie, ponctuée par une visite des installations techniques, a mis en lumière l’ambition portée par cette infrastructure : faire de l’INSAB un pôle d’excellence dédié à la recherche appliquée et à la transmission des innovations agricoles. Au cœur de cette initiative, la filière manioc, ressource stratégique pour l’alimentation nationale, bénéficie d’une attention particulière, tant pour son potentiel nutritif que pour ses débouchés économiques.
Pensée comme un véritable laboratoire à ciel ouvert, la ferme expérimentale se veut un hub académique où se rencontrent savoir scientifique, pratiques agricoles modernes et technologies durables. Elle offrira aux étudiants un cadre d’apprentissage concret, en phase avec les exigences contemporaines de productivité, de résilience climatique et de transformation agro-industrielle.
« Il ne s’agit pas seulement de former, mais de transformer », a souligné un responsable du Programme des Nations Unies pour le développement, insistant sur la nécessité d’ancrer les enseignements dans les réalités du terrain. Du côté des autorités gabonaises, l’accent a été mis sur l’importance de créer une nouvelle génération d’acteurs agricoles capables de conjuguer expertise technique et esprit entrepreneurial.

Ce premier coup de pelle, au-delà de sa portée symbolique, ouvre une perspective plus large : celle d’un Gabon qui mise sur la science et l’innovation pour réduire sa dépendance alimentaire, tout en créant des chaînes de valeur locales. À terme, l’enjeu est clair : faire de l’agriculture non plus un secteur de subsistance, mais un levier de croissance durable et inclusive.
Dans un contexte où les défis alimentaires s’intensifient à l’échelle mondiale, l’initiative portée à l’USTM apparaît comme une réponse stratégique, conjuguant formation, recherche et développement territorial. Elle traduit une volonté affirmée de replacer l’agriculture au cœur du projet économique national.
Comme le dit un proverbe de Lambaréné : « La graine que l’on cultive avec savoir nourrit plus que celle que l’on sème au hasard. »


























