Dans une affaire qui a secoué la capitale gabonaise, la Cour d’appel judiciaire de Libreville a rendu son verdict ce mardi 22 juillet, condamnant l’ancien policier Benjamin Mangadi à 11 ans de réclusion criminelle, dont 2 ans avec sursis, pour le viol de sa nièce âgée de 13 ans au moment des faits.
Dans un verdict qui résonne comme un cri de justice dans les couloirs du palais judiciaire de Libreville, l’ancien agent de la Police nationale, Benjamin Mangadi, a été condamné à 11 ans de prison, dont 2 ans avec sursis, pour le viol de sa nièce mineure, alors âgée de 13 ans au moment des faits.
C’est en 2019 que cette affaire débute, lorsque Benjamin Mangadi, tout juste sorti de l’école de police, s’installe chez son neveu, père de la victime. Ce foyer, censé être un lieu de sécurité, devient le théâtre d’abus indicibles. Selon les dépositions recueillies, l’accusé aurait profité de la vulnérabilité de l’adolescente pour commettre des actes à caractère sexuel répétés, sous le regard silencieux de ses jeunes frères et sœurs, réduits au silence par la peur et les menaces.
L’onde de choc s’amplifie lorsque le tribunal découvre que le père de la victime, plaignant dans ce dossier, est lui-même écroué depuis 2021 pour des abus sexuels sur sa fille. Une situation familiale dramatique, révélant une double trahison et une profonde faille dans la chaîne de protection de l’enfance.
Face à ces révélations, la cour a ordonné l’extraction du père depuis sa cellule afin qu’il soit entendu. Celui-ci a confirmé ses soupçons envers Benjamin Mangadi, affirmant que ce dernier représentait une menace dès son retour de formation.
Malgré les dénégations de l’accusé, qualifiant les accusations de « vengeance familiale », la justice a fait primer la parole de la victime et la cohérence des témoignages. La défense, invoquant l’état psychologique fragile de Mangadi, n’a pu détourner le regard des juges d’une vérité criante.
En condamnant l’ancien policier, la justice gabonaise envoie un message fort : nul ne peut se cacher derrière un uniforme pour bafouer les droits fondamentaux d’un enfant. Ce jugement marque un acte de courage républicain et affirme avec force que le Gabon refuse de tolérer l’impunité, surtout lorsqu’elle touche les plus vulnérables.

























