Les ministres gabonais de l’Environnement et des Forêts, Arcadie Svetlana Minguengui Ndomba et le Général de Brigade Maurice Ntossui Allogo , ont représenté le Gabon à la 16e Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique ( COP16) , qui s’est tenue du 28 au 30 octobre 2024 à Cali, en Colombie. Cette rencontre visait à faire le point sur la mise en œuvre de l’accord Kunming-Montréal, adopté en 2022, en faveur de la biodiversité mondiale.
Les ministres ont profité de cette tribune pour exposer les efforts continus du Gabon en matière de préservation de la biodiversité et de développement durable, un enjeu prioritaire pour le pays. À la tête d’une délégation technique, ils ont également participé à plusieurs dialogues ministériels et réunions bilatérales. Ces échanges visaient à établir des partenariats internationaux pour renforcer les actions gabonaises et à partager les défis auxquels le pays est confronté, notamment en matière de financement. « Le Gabon a fait sa part », a affirmé Mme Minguengui Ndomba, dans un discours marquant, où elle a souligné la nécessité d’une « solidarité internationale » pour aider le Gabon à trouver des « mécanismes de financement innovants », particulièrement pour le « conflit homme-faune ».
La participation du Gabon à la COP16 a également été saluée par trois avancées notables. Tout d’abord, le point focal du Gabon a été désigné co-facilitateur des négociations internationales sur les liens entre biodiversité et santé, un sujet de plus en plus crucial. Ensuite, le Dr Jean Bruno Mikissa a été élu Président de l’organe scientifique et technologique de la convention, un poste stratégique pour influencer les recherches et les politiques mondiales en matière de biodiversité.
Enfin, la délégation a obtenu une mobilisation de 60 millions de dollars pour soutenir la préservation des écosystèmes au Gabon. Ce fonds permettra de renforcer la lutte contre le conflit homme-faune, la criminalité environnementale et d’encourager la valorisation du capital naturel gabonais. « Il s’agit d’un soutien essentiel pour atteindre l’objectif de préservation de 30 % des forêts, des océans et des eaux douces », a précisé le ministre des Eaux et Forêts.
Ce sommet a ainsi permis au Gabon de réaffirmer son rôle de leader en matière de biodiversité, tout en soulignant les besoins pressants de financements internationaux pour concrétiser ses ambitions écologiques.


























