Le dimanche 3 novembre 2024, les parlementaires chrétiens gabonais se sont réunis à l’Église Alliance chrétienne et missionnaire du Gabon (EACMG), paroisse d’Avéa 2, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation pour le référendum de 2024. Cette consultation nationale porte sur une révision constitutionnelle majeure, avec des réformes touchant la démocratie, la gouvernance et les droits des citoyens. Parmi les dirigeants présents, on retrouvait notamment Geoffroy Foumboula Libeka, Joël Ngoueneni Ndzengouma et Josué Mbadinga Mbadinga , aux côtés du révérend pasteur César Mitsanga et du Révérend Béni Ngoua Mbina et la Prophétesse Lynda Nsa Bekale
Joël Ngoueneni Ndzengouma, député de la Transition, a pris la parole pour rappeler les motivations spirituelles et civiques de cet engagement. « Les devoirs rattachés à une responsabilité telle m’imposent de vous parler objectivement de la nécessité de vous engager », a-t-il déclaré devant l’assemblée, insistant sur l’importance pour les chrétiens gabonais d’exprimer leur voix. Citant l’Évangile selon Luc, il a rappelé que Jésus avait encouragé à « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », suggérant que le devoir de citoyen trouve sa légitimité dans les Écritures.
Le référendum, fixé au 16 novembre prochain, constitue pour Ngoueneni Ndzengouma une étape cruciale dans l’histoire politique du Gabon, marquant la fin de l’ancien régime.

« Ce référendum est l’occasion pour les Gabonais de tourner la page d’un régime déchu« , a-t-il affirmé, invitant l’audience à faire preuve de discernement face à cette nouvelle Constitution. Selon lui, les réformes visent à renforcer « la démocratie, le respect des droits fondamentaux et la promotion des libertés publiques ».
Des éléments clefs, comme « la reconnaissance des droits sociaux, économiques et culturels » et la « promotion des valeurs ancestrales », sont autant de progrès que, selon lui, le Gabon pourrait accomplir en adoptant cette révision constitutionnelle.

Inspirant les fidèles par l’exemple de la communauté juive, Ngoueneni Ndzengouma a expliqué le commentaire, dans d’autres pays, des communautés religieuses influençant les décisions politiques. « Les Juifs se rassemblent toujours pour harmoniser leurs points de vue, en vue de la sauvegarde des intérêts de leur communauté », a-t-il illustré.
Pour lui, il est essentiel que les Gabonais adoptent une stratégie similaire en se fédérant autour d’un projet commun et en pesant de tout leur poids lors de ce référendum.
Ngoueneni Ndzengouma a également évoqué son propre engagement auprès du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) dirigé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour lui, cet engagement est une réponse à un appel divin. « Dieu m’a déjà parlé« , a-t-il confié, résultant qu’il ressentait une mission spirituelle pour l’avenir du Gabon. Son message s’adressait aux chrétiens, les exhortant à voter en toute conscience et en connaissance de cause.
Ngoueneni Ndzengouma a encouragé l’assemblée à se tourner vers la prière pour obtenir clarté et orientation. « Je prie sans cesser Dieu pour que le Saint-Esprit vous guide« , a-t-il déclaré, indiquant que l’issue de ce référendum pourrait être l’expression de la volonté divine pour le Gabon. « Puisse le Bon Dieu nous venir en aide », a-t-il ajouté, espérant voir naître un avenir de paix et de prospérité pour la nation gabonaise à travers ce choix collectif.


























