La nuit du 31 décembre 2024, censée marquer un passage festif vers la nouvelle année, a signé l’arrêt brutal de la vie d’une jeune femme, sans identification et ni défense, tragiquement abandonnée sur le bitume d’Owendo. Son corps repose désormais à la morgue du Centre hospitalier universitaire de la commune (CHUO), tandis que l’enquête peine à lever le voile sur cette sordide affaire.
Selon des indiscrétions dignes de roman noir, la victime aurait été percutée par un véhicule fantôme entre le carrefour SNI et l’École nationale de police, dans une zone où l’obscurité semble avoir pactisé avec l’insécurité rapporte L’Union. Le conducteur, témoin de sa propre lâcheté, a préféré l’ombre rassurante de la fuite à la lumière de ses responsabilités.
Une source hospitalière déplore que cette jeune femme, à peine vingt saisons sèches, n’ait eu sur elle aucun document permettant son identification lors de cette tragédie à Owendo. Serait-ce trop demander à une vie si tragiquement interrompue d’être munie d’une preuve de son existence ? Les Officiers de police judiciaire, déconcertés, se trouvent réduits à attendre que quelqu’un, dans un élan d’humanité, reconnaisse celle qui n’est plus.
Les témoins, ces éternels spectateurs des tragédies urbaines, dénoncent en chœur l’éclairage précaire de cette route, complice silencieux des drames nocturnes. Certains, dans un mélange de lucidité et de fatalisme, s’interrogent sur la responsabilité des automobilistes dont l’irresponsabilité semble devenir une norme, et des autorités dont l’indifférence éclaire d’un jour cruel ce quartier plongé dans les ténèbres.
La police, entre espoir et résignation, lance un appel à témoins dans l’espoir que quelqu’un daigne se souvenir de la jeune femme ou, miracle improbable, du véhicule assassin de cette jeune femme sans identification d’Owendo By night. À ceux qui connaîtraient le conducteur : qu’ils sachent que son anonymat, aussi solide qu’il semble, finira par s’effriter sous le poids de la vérité.
Cette tragédie, triste miroir de notre société, pose une question glaçante : dans une ville où l’on fête la vie en ignorant la mort, combien de victimes anonymes devront-t-il encore pour que la lumière, au sens propre comme au figuré , éclairer enfin ces rues funestes ?


























