Le programme Taxi Gab+, miroir des ambitions du Gabon pour moderniser ses transports urbains, ne tolère aucune défaillance. Bien plus qu’un simple tremplin pour l’insertion professionnelle des jeunes chauffeurs, ce projet impose à ses bénéficiaires une rigueur sans faille dans l’exécution des tâches qui leur sont confiées. En contrepartie, toute entorse aux règles est immédiatement frappée d’un châtiment exemplaire, à la hauteur des espérances déçues.
Depuis son lancement le 9 octobre, Taxi Gab+ déploie un parc de véhicules modernes de 427 taxis mis à disposition des jeunes chauffeurs, après une formation méticuleuse supervisée par le Centre national d’édition des documents de transport. Ces véhicules, véritables joyaux technologiques, deviennent entre leurs mains un outil de travail, un chemin vers l’ascension sociale. Cependant, cette chance est indissociable d’une discipline de fer.
Au cœur du contrat, une exigence implacable : le véhicule est l’apanage exclusif du chauffeur auquel il est attribué. Prêter le volant à autrui, c’est ouvrir la porte à la déchéance. Le manquement à cette règle scelle inexorablement le sort des contrevenants. Le sort des chauffeurs indisciplinés est sans équivoque : résiliation du contrat, confiscation du véhicule, et rétention de la caution. Le couperet tombe sans appel, rappelant que l’indulgence n’a pas sa place ici.
Curt Myricks Fouty Obeye, directeur général de Taxi Gab+, ne laisse aucune place à l’ambiguïté. « La responsabilité est le maître mot, et nul ne saurait s’y soustraire sans en payer le prix fort. » La responsabilité individuelle devient ainsi l’alpha et l’oméga de cette entreprise collective.
Ce programme, véritable tremplin pour les jeunes, est aussi un cadre de rigueur où les fautes sont châtiées sans pitié. Taxi Gab+ se veut à la fois un sésame vers l’avenir et une épée de Damoclès, suspendue au-dessus des têtes de ceux qui oublieraient que discipline et respect des règles sont les clés du succès.


























