Ce mardi 25 mars, Stéphane Germain Iloko Boussengui, candidat à l’élection présidentielle, s’est prêté à un exercice télévisé sur la chaîne d’information Gabon 24. Pendant plus de 52 minutes, il a exposé les raisons qui le poussent à briguer le fauteuil présidentiel, abordant des sujets cruciaux tels que la réforme constitutionnelle, l’abrogation de la constitution adoptée en novembre 2024 et l’effectivité de la décentralisation.
Médecin de profession, Stéphane Germain Iloko Boussengui aspire à être une solution concrète pour les Gabonais, répondant aux besoins essentiels de la société. Il considère que des secteurs comme les infrastructures routières, la santé et l’éducation nécessitent des réponses urgentes et des actions tangibles.
Concernant la constitution actuelle, le candidat la qualifie de menace pour la démocratie gabonaise. Il estime que le dialogue national inclusif de 2024 n’était qu’une mascarade. « C’est une mascarade, le dialogue politique d’Agondjé. Je vous jure, avec tout le respect que je dois au président de la transition, mais il n’y avait rien du peuple, » a-t-il affirmé, dénonçant une manipulation visant à préparer le chemin du président de la transition vers le pouvoir.
Stephane Germain Iloko Boussengui critique également le référendum ayant conduit à l’adoption de cette constitution, qu’il considère comme une honte nationale. « 27 milliards pour un taux d’abstention jamais égalé, » a-t-il déploré, promettant de mettre cette constitution à la poubelle s’il est élu le 12 avril prochain.
Le candidat se présente comme l’homme capable de conduire le Gabon vers une véritable restauration, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé. Malgré son passé au sein du Parti Démocratique Gabonais (PDG), il affirme que son engagement actuel est guidé par une volonté divine. « Monsieur, c’est Dieu. Excusez-moi, c’est Dieu, » a-t-il déclaré.
Pour renforcer la décentralisation, Iloko Boussengui propose de nommer des responsables régionaux chargés de veiller au développement des régions en collaboration avec le gouvernement central. Selon lui, le Gabon est un pays malade, et il se positionne comme le médecin prêt à le guérir. Cet exercice télévisé pourrait bien être une étape clé pour rallier l’électorat à sa vision de restauration nationale.

























