Ce jeudi 27 mars 2025, l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a tenu une déclaration de presse après une audience accordée par l’ambassade de France au Gabon en interpellant le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette rencontre a permis aux cadres du parti d’exposer leur indignation face à la situation de leur leader, Hervé Patrick Opiangah (HPO), qu’ils considèrent comme victime d’« injustice, d’arbitraire et d’ignominie ».
Lors de cette déclaration, le Conseiller Porte-Parole de l’UDIS, Edmond Epoma Ngadi, a salué « la presse nationale et internationale » pour son rôle dans la défense des valeurs démocratiques. Il a également exprimé la gratitude du parti envers la France, qui a prêté une « oreille attentive et empathique » à leur plaidoyer. Selon lui, la situation d’HPO constitue une atteinte aux valeurs fondamentales de liberté et d’égalité.
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L’UDIS dénonce l’absence de justification légale à ce qu’il qualifie de « traque » contre son leader. « Aucune plainte n’a été déposée, il n’y a ni victime, ni infraction », a affirmé Edmond Epoma Ngadi. Le parti demande à la justice gabonaise de « dire le Droit et rien que le Droit » et exhorte les magistrats à honorer leur serment.
L’UDIS insiste également sur l’impact économique de cette affaire. « Des milliers d’employés directs et indirects de la Holding HPO & Associés sont plongés dans la précarité », rappelle son Porte-Parole, qui interpelle directement le président de la Transition : « Vous avez déclaré que votre adversaire était le chômage. Comment justifiez-vous alors que des milliers de Gabonais se retrouvent sans emploi ? » Le parti exige la réouverture des entreprises concernées pour préserver les emplois et la dignité des travailleurs.
Au-delà des enjeux économiques, l’UDIS met en avant l’émotion suscitée par cette affaire. « 1 500 fils et filles de Mounana se sont levés comme un seul homme pour exiger le retour de leur enfant », affirme le parti, appelant à la « Réconciliation, à la Paix et au Retour en toute sécurité du Fils des 9 provinces du Gabon ».
Par ailleurs, l’UDIS déplore que sa demande d’autorisation pour organiser des manifestations pacifiques soit restée sans réponse. « Quand bien des marches propagandistes sont autorisées sur l’ensemble du territoire », souligne le parti, rappelant que le régime déclaratif des manifestations publiques ne requiert pas d’autorisation préalable. « Qui ne dit mot, consent », conclut-il, menaçant d’agir sans attendre une réponse des autorités.
L’UDIS s’adresse ensuite directement au président de la Transition, candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025, dénonçant son « inquiétant silence ». « Ce silence tranche avec vos promesses sur l’unité nationale », affirme Edmond Epoma Ngadi, refusant de croire que le Chef de l’État puisse être complice de ce qu’il qualifie de « conspiration » contre HPO. Il rappelle que ce dernier a toujours prôné le dialogue et l’indépendance politique, mettant en avant un extrait de son livre publié en 2007 : « Le problème du Gabonais n’est plus idéologique. Il a faim, il faut des mesures urgentes. »
L’UDIS conclut en citant Nelson Mandela : « Les héros sont ceux qui font la paix et qui construisent. » Le parti exhorte le président de la Transition à se montrer à la hauteur de ses engagements : « Ça y est dans ta main ! L’histoire vous regarde. »


























