L’aube s’annonçait paisible à Koula Moutou, mais en quelques instants, le vent de la liberté a soufflé sur la prison centrale, emportant avec lui seize âmes en quête d’échappée. Aux premières lueurs du jour, un tumulte a éclaté derrière les murs épais du pénitencier. Comme des ombres furtives, les détenus ont tissé leur complot, unissant leurs forces dans une audace inouïe.
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Leur plan, exécuté avec une précision diabolique, a pris de court les gardiens. L’un d’eux, pris au piège, a subi la loi impitoyable des prisonniers : ligoté, roué de coups, il n’a eu d’autre choix que de céder sous l’assaut. Puis, dans une explosion de chaos, les fugitifs ont pris leur envol, brisant les chaînes de leur captivité pour se fondre dans l’inconnu.
Le fracas de leur fuite a réveillé la ville endormie. Koula Moutou, habituellement bercée par le chant du fleuve Bouenguidi, a vu son calme voler en éclats. Les sirènes ont hurlé, les forces de l’ordre se sont lancées à la poursuite des évadés, le cœur battant au rythme des détonations qui fendaient l’air. Les rues se sont vidées, les habitants ont suspendu leur souffle, prisonniers d’une angoisse grandissante.
Les 16 prisonniers , fuyards, traqués, ont trouvé refuge dans les eaux du Bouenguidi, les eaux de Koula Moutou, espérant y noyer leur destin. Mais leur répit fut de courte durée : la rivière, bien loin d’être une alliée, s’est muée en impitoyable révélatrice de silhouettes paniquées. L’armée et la gendarmerie, tel un filet resserrant ses mailles, ont cueilli plusieurs d’entre eux, trempés, épuisés, désillusionnés.
À l’heure où le soleil décline, Koula Moutou porte encore l’empreinte de cette évasion rocambolesque des 16 prisonniers. Les rues bruissent de rumeurs, les regards scrutent l’horizon, redoutant l’ombre d’un fugitif encore en liberté. Combien sont-ils à courir encore vers l’espoir insaisissable d’un ailleurs meilleur ? L’histoire ne fait que commencer.


























