Le dernier remaniement du PDG, en l’absence d’un congrès ou une réunion très élargie à la faveur de Max Samuel Oboumadjogo et de Simba Hector son frère direct, lui aussi un Oboumadjogo, rentre dans le cadre d’une stratégie globale de conquête qui laissera forcement des plumes dans tout le département de la Sébé-Brikolo. Ce serait une lapalissade de dire que c’est le fonctionnement du PDG qui le permet.
De l’avis de certains politiciens du 3e siège et de toute cette contrée, l’une des rares du Haut-Ogooué à avoir des opposants convaincus contre le régime de Libreville, le parachutage de Samuel Oboumadjogo chez eux, le 10 mai dernier, n’est pas anodin. Il faut noter toutefois que ce dernier y est originaire de mère, et son lancement serait pour remplacer certains cadres.
Enquête.
Ce n’est pas un secret de polichinelle de dire que Max Samuel Oboumandjogo est un proche du fils d’Ali Bongo Ondimba, Nourredin Bongo Valentin. Car, la dernière visite du nouveau membre du bureau politique du Parti démocratique (au pouvoir depuis 53 ans), en prélude à sa nomination à Okondja, est la preuve qu’il est l’homme du Coordinateur général des Affaires présidentielles.
Après avoir accédé auprès d’Ali Bongo grâce à son soutien en 2009, Max Samuel Oboumadjogo a fini par se rapprocher de son fils Nourredin Bongo Valentin. Dans la même veine à l’absence de Brice Laccruche Alihanga, jeté en prison malgré les services rendus, il est devenu l’un des messagers de Nourredin Bongo Valentin dans ce département frondeur du Haut-Ogooué, aux côtés de Moanda. C’était le rôle joué par Brice de mobiliser les troupes qui a été ravi par son frère d’Eyouga.
Sa dernière promotion de membre du bureau politique au compte du 3ème siège de la Sébé-Brikolo est une porte d’entrée vers le poste de ministre du département en lieu et place de Mathias Otounga Ossibadjouo. Hector Simba, son demi-frère paternel, a lui été envoyé comme membre du bureau politique en ccomplément stratégique ans la Lekabi Lewolo, à Ngouoni.
Cette planification déjà orchestrée dans les milieux décisionnels du parti au pouvoir traduit une volonté préparée de Nourredin Bongo Valentin pour ses prochaines ambitions au plan national.
Toutefois, Max Samuel Oboumadjogo a laissé des traces tout le long de son parcours pas toujours dignes d’être louées.
L’histoire d’un homme parle à sa place
L’ex-rappeur du mythique Hayœ avait dû liquider sa grande carrière musicale et au passage poignarder en plein cœur l’industrie du Rap gabonais. Max Samuel «Massassi» n’avait pas raté l’occasion d’accompagner le candidat Ali Bongo dans ses différents meetings en 2009. Plus loin encore, il avait abandonné ses anciens coéquipiers « sur le bord de la route ». Car au Gabon, la politique du ventre prime sur toute autre forme de considération.
Aujourd’hui, il est aussi sur le point de liquider le ministre de la contrée pour faire place à son nouveau mentor.
La bataille sera assurément sans conséquences immédiates mais l’histoire politique d’Okondja enseigne qu’on ne tombe jamais comme un cheveu dans la soupe pour réussir en politique là-bas.
Mathias Otounga le ministre d’Okondja a toujours su renaitre de ses cendres, certains observateurs politique spécialiste de cette contrée le qualifient d’ailleurs de sphinx. Bien que ne faisant pas toujours l’unanimité, l’homme connait les méandres de la politique de la contrée. En sus, de cela, il est élu de la contrée avant d’être ministre.
De ce fait, Oboumadjogo va devoir batailler très fort car le PDG à Okondja a pour talon d’Achille ses propres cadres qui sont tous aussi puissants les uns que les autres. Leur force de nuisance étant facilitée par la présence des opposants convaincus.


























