Le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) a une nouvelle fois adressé une mise en garde ferme aux partis politiques et associations gabonaises, mettant en lumière les manœuvres politiciennes auxquelles certains d’entre eux s’adonnent, malgré l’absence officielle du lancement de la campagne référendaire. Par le biais du communiqué n°067, diffusé ce lundi 21 octobre 2024, le porte-parole du CTRI, le Colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a dénoncé les agissements de certains acteurs politiques, qu’il a accusés de détourner l’image du président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, à des fins partisanes et opportunistes pour le référendum.
En effet, plusieurs partis et mouvements politiques, ainsi que diverses associations, usent abusivement de l’image du président de la Transition a rappelé le CTRI, appelant massivement à voter « Oui » lors du référendum prévu le 16 novembre prochain. Ces actions, qualifiées de manipulation et d’activisme déplacé, rappellent, selon le CTRI, les pratiques révolues d’un régime désormais rejeté par le peuple gabonais. C’est dans ce contexte que le Comité a réaffirmé sa détermination à préserver la neutralité et l’intégrité du processus de transition en cours, en s’opposant fermement à ces manœuvres qu’il juge préjudiciables à la démocratie et à la paix sociale.
Cette mise en garde, qualifiée de « musclée » par certains observateurs, dénonce sans équivoque l‘« usage malveillant de l’image du président de la Transition » ainsi que l’activisme prématuré autour du référendum, alors que la campagne officielle n’a pas encore débuté. Le Colonel Manfoumbi Manfoumbi a souligné que de telles pratiques sont désormais jugées inacceptables et doivent cesser immédiatement.
Ce n’est pas la première fois que le CTRI intervient pour rappeler l’importance de respecter les règles du jeu démocratique. Déjà, le 15 mars 2024, un communiqué similaire avait été émis, invitant les acteurs politiques à laisser la population gabonaise s’exprimer librement, sans manipulation extérieure. Le porte-parole du Comité a réitéré que « le Gabon n’appartient à aucun parti, ni à aucun groupe, mais à tous les Gabonais ». Le message est donc clair : toute instrumentalisation du processus référendaire ou de la figure présidentielle ne sera pas tolérée.


























