Le processus politique au Gabon s’accélère suite aux récentes décisions du Conseil des ministres et à la remise formelle du projet de Constitution par le président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, au Premier ministre Raymond Ndong Sima. Après la fixation du référendum au 16 novembre, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, a précisé la date d’ouverture de la campagne référendaire le 06 novembre prochain.
En effet, par l’arrêté n°0001826/MIS en date du 21 octobre 2024, le ministère de l’Intérieur, chargé de l’organisation des élections, a défini le début de la campagne en vue de l’adoption de la nouvelle Constitution via le référendum pour le 6 novembre 2024. Ce calendrier suit les dispositions de la loi révisée 07/96, prévoyant une campagne électorale avant tout scrutin.
Une campagne de dix jours pour convaincre
Bien que divers acteurs politiques et mouvements aient déjà manifesté leur soutien pour le Oui ou le Non, la campagne officielle est strictement régie par l’article 69 de la loi n°07/96, modifiée le 12 mars 1996. Cet article stipule que la date de début de la campagne est fixée par arrêté ministériel et officialisée par décret. Pour les élections référendaires, la loi prévoit un lancement de la campagne dix jours avant le vote.
Ainsi, conformément à la législation en vigueur, le ministre de l’Intérieur a fixé au 6 novembre 2024 l’ouverture officielle de la campagne du référendum. Dès cette date, les acteurs engagés pourront mener des actions de sensibilisation et d’information auprès des citoyens, les incitant à se prononcer lors du référendum. Les affiches de propagande, les réunions publiques et autres activités de mobilisation ne pourront débuter qu’à compter de ce jour, dans le strict cadre prévu par la loi.
Cette période de campagne de dix jours sera cruciale pour les partisans des deux camps, qui tenteront de convaincre l’électorat de l’importance de ce référendum pour l’avenir du Gabon. Les débats seront certainement vifs, tant sur le fond que sur les conséquences à long terme des choix qui seront faits par les citoyens lors du scrutin du 16 novembre.


























