Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur, a dénoncé hier les dérives de certains agents de police lors d’une intervention à l’École nationale de police d’Owendo.
En effet, le numéro un de ce ministère a blâmé les comportements exhibitionnistes sur les réseaux sociaux, ainsi que les contrôles inopinés, et a mis en garde contre les sanctions encourues. La police étant un pilier de l’État, elle se doit d’être irréprochable et exemplaire.
Le ministre Hermann Immongault a insisté sur l’importance du perfectionnement en stage, qui occupera désormais une place centrale dans l’évolution de carrière des policiers. « La prévention de la délinquance requiert la visibilité rassurante des policiers dans les lieux publics, des policiers identifiables grâce à une plaque mentionnant leur matricule et leur identité », a déclaré Hermann Immongault.
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Par ailleurs, il a annoncé l’introduction prochaine de taxis équipés de QR codes pour lutter contre les abus lors des contrôles routiers.
Ce n’est pas la première fois que des agents de police sont interpellés pour les mêmes faits. Espérons que, cette fois, les avertissements seront pris au sérieux. Pour le bien et l’intégrité de ce noble corps, il faut rappeler qu’il n’est pas rare de voir des agents racketter en pleine rue, sous les yeux de tous, sans être inquiétés. Parfois, des citoyens vont jusqu’à affirmer que ces pratiques sont ordonnées par leur hiérarchie, notamment pour extorquer les taximen et certains usagers. Vrai ou faux ? Nous ne saurions l’affirmer.
Les Gabonais comptent énormément sur le ministre Immongault pour éradiquer cette gangrène qui a déjà pris une ampleur inquiétante et terni l’image des forces de police nationale. Il suffit souvent d’avoir cinq cents francs ou un peu plus pour circuler librement, même sans être à jour ou sans permis de conduire. Est-ce normal ? Qui pour nous répondre ?

























